Le ministère de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, à travers l’Agence Nationale de l’Assainissement et de la Salubrité Publique (ANASP), a organisé ce mercredi 3 décembre 2025 un atelier de restitution consacré au projet de règlement d’hygiène et de salubrité publique.
Cette rencontre a réuni plusieurs départements sectoriels, les collectivités locales, le secteur privé, la société civile ainsi que les forces de sécurité.
Dans son intervention, Mamoudou DIANE, directeur général de l’ANASP, a souligné l’importance de ce projet de texte. « La tenue du présent atelier marque la volonté du gouvernement, à travers le ministère de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, d’offrir à nos populations un cadre de vie propice à l’amélioration de la santé publique. »
Il a rappelé que ce règlement vient combler un vide juridique persistant dans la gestion des déchets en Guinée et constitue un outil indispensable pour prévenir les risques sanitaires, améliorer la qualité de vie et renforcer la responsabilité citoyenne. « Ce texte est le fruit d’un travail collectif de plusieurs mois, conduit par un comité intersectoriel sous la houlette de l’ANASP », a-t-il précisé, félicitant l’ensemble des acteurs pour leurs contributions.
Le projet de règlement intègre les normes nationales tout en prenant en compte les spécificités locales. Il vise à guider les actions quotidiennes en matière d’assainissement, renforcer les mécanismes de prévention, améliorer la salubrité urbaine et garantir la dignité des citoyens.
Le directeur général de l’ANASP a également salué l’appui des partenaires techniques et financiers, qui ont « apporté une assistance significative » durant tout le processus d’élaboration.
Il a rappelé que les prochaines étapes concernent l’approbation du texte par le gouvernement, sa vulgarisation par les services publics et les organisations de la société civile, ainsi que la création d’une Brigade de salubrité publique.
La secrétaire générale de la CONAG, Fatoumata Binta Barry, a souligné l’importance de cette démarche inclusive. « C’est la première fois que tous les acteurs de l’assainissement sont réunis pour discuter d’une loi consacrée à notre secteur. Une loi qui expliquera clairement à la population que les ordures ne doivent pas être jetées n’importe où et que la propreté de nos villes en dépend. »
La cheffe de cabinet du ministère, Madame Fatoumata Diallo, a rappelé la portée stratégique du texte soumis à validation. « Il s’inscrit au cœur de la mission régalienne de l’État : protéger la santé publique, garantir un cadre de vie sain, sécurisé et ordonné, et promouvoir un développement durable et respectueux de l’environnement. Ce règlement constitue un instrument juridique structurant destiné à encadrer durablement les comportements, les pratiques et les responsabilités des acteurs publics, privés et communautaires. »
Pour sa part, le ministre de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, Aboubacar Camara, a insisté sur la nécessité de changer le regard porté sur les travailleurs de l’assainissement. « Nous devons mettre en avant ces hommes et ces femmes, ces soldats de l’ombre grâce auxquels nous pouvons sortir le matin avec joie et aller travailler. Il est inacceptable qu’après plus de 60 ans d’indépendance, ce soit aujourd’hui seulement que nous validions un texte réglementant l’assainissement. »
Les responsables présents ont unanimement appelé à une prise de conscience collective. « L’assainissement est une affaire de tous », a conclu le directeur général de l’ANASP, rappelant que l’État a déjà mobilisé d’importants moyens pour accompagner les communes et renforcer leurs capacités.
Cet atelier marque ainsi une étape décisive vers l’adoption d’un cadre juridique moderne, capable de transformer durablement la gestion des déchets en Guinée.
Aboubacar Camara
