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Côte d’Ivoire : la CGE-GUI entend transformer la coopération patronale en opportunités d’affaires

La Guinée, Pays Invité d’Honneur du Salon des Infrastructures d’Abidjan (SIA 2026), qui s’est tenu les 17 et 18 septembre,  entend profiter de cette plateforme pour renforcer les relations économiques avec la Côte d’Ivoire. Pour la Confédération Générale des Entreprises de Guinée (CGE-GUI), l’enjeu est désormais de passer des engagements institutionnels à des projets concrets entre les entreprises des deux pays.

La présence de la Guinée au Salon des Infrastructures d’Abidjan (SIA 2026) intervient dans un contexte de rapprochement croissant entre les milieux d’affaires guinéen et ivoirien.

À travers sa participation à cet événement, la CGE-GUI souhaite donner une dimension concrète à la coopération engagée avec le secteur privé ivoirien. Le salon, organisé par le Groupement Ivoirien du Bâtiment et des Travaux Publics (GIBTP), membre de la Confédération Générale des Entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI), offre ainsi un cadre de rencontres entre entrepreneurs, investisseurs et acteurs institutionnels des deux pays.

Cette dynamique s’appuie notamment sur la convention signée en mars 2026 entre les organisations patronales guinéenne et ivoirienne. Un accord qui, pour la CGE-GUI, doit aller au-delà des déclarations de principe et déboucher sur des initiatives économiques concrètes.

« Cette convention ne doit pas rester un cadre de coopération sur le papier. Elle doit se traduire en affaires, en partenariats, en investissements et en projets communs », souligne la vision portée par le patronat guinéen.

Pour la CGE-GUI, la participation au SIA 2026 constitue donc une occasion de rapprocher davantage les entreprises guinéennes et ivoiriennes et de favoriser la création de nouvelles opportunités.

Les secteurs du BTP, des infrastructures, de la logistique, de l’industrie et des services sont particulièrement concernés. L’objectif est notamment de faciliter la co-construction de projets, la création de joint-ventures, le partage de compétences et de savoir-faire, ainsi que la mobilisation de capitaux privés.

Il s’agit également de permettre aux entreprises des deux pays de mieux accéder aux marchés régionaux et de participer au développement de chaînes de valeur à l’échelle de l’Afrique de l’Ouest.

Derrière cette approche se trouve une conviction : la coopération entre les organisations patronales africaines doit produire des effets visibles dans l’économie réelle.

« Des rencontres, des contrats, des projets, des emplois et de la valeur ajoutée sur nos territoires » : c’est dans cette perspective que la CGE-GUI entend inscrire son action.

Cette ambition prend une résonance particulière en Guinée, alors que le pays met en avant le programme Simandou 2040 et les perspectives de transformation économique qui l’accompagnent.

Le développement des infrastructures et des capacités industrielles nécessitera la mobilisation de compétences, de capitaux et de partenariats, aussi bien nationaux qu’internationaux.

Dans ce contexte, le patronat guinéen entend jouer un rôle d’intermédiaire entre les différents acteurs économiques, en facilitant les rencontres et en contribuant à la transformation des opportunités d’investissement en projets concrets.

Pour la CGE-GUI, le développement de relations plus étroites avec le secteur privé ivoirien peut ainsi contribuer à créer de nouvelles passerelles entre les économies des deux pays.

Au-delà du SIA 2026, la démarche vise à inscrire la coopération patronale guinéo-ivoirienne dans la durée.

L’ambition affichée est de faire émerger des partenariats capables de générer des investissements, de renforcer les entreprises locales et de créer davantage de valeur ajoutée dans les deux économies.

Le message porté par la CGE-GUI se résume ainsi en trois étapes : passer de la convention à l’action, du partenariat au business et des engagements aux résultats.

À Abidjan, l’enjeu n’est donc pas seulement de représenter la Guinée à un rendez-vous consacré aux infrastructures. Il s’agit aussi de créer les conditions d’une coopération économique plus opérationnelle entre les entreprises guinéennes et ivoiriennes.

Rédaction 

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