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Crise au port de Conakry : Alport Conakry détaille sa stratégie pour décongestionner le terminal à conteneurs

Face à la crise que traverse actuellement le Port autonome de Conakry, marquée par un encombrement croissant du terminal à conteneurs et une forte demande d’accostage des navires, la Direction générale du port a organisé ce jeudi 6 novembre 2025 un atelier d’information consacré aux mesures prises pour fluidifier les opérations portuaires et améliorer la logistique.

À cette occasion, le directeur général adjoint d’Alport Conakry, M. Ousmane Savané, a détaillé les actions engagées par la société concessionnaire pour désengorger le port et accélérer les opérations de manutention.

« Depuis le début de cette crise, consécutive à l’augmentation du nombre de demandes d’accostage, Alport Conakry a renforcé les infrastructures portuaires en construisant de nouveaux entrepôts dans un délai très court », a expliqué M. Savané.

« Nous sommes également en train de finaliser un appontement pétrolier afin de libérer un poste d’amarrage, ce qui permettra d’ajouter un quai supplémentaire et d’augmenter la capacité d’accueil du port », a-t-il ajouté.

Parallèlement, des travaux de remblaiement et d’extension sont en cours pour agrandir les parkings destinés aux camions, dans le but d’améliorer la chaîne logistique et de fluidifier la circulation des marchandises.

Le DGA a aussi indiqué qu’Alport Conakry a mis en place de nouvelles normes de stockage et de chargement, fixant une cadence de 15 000 tonnes pour le clinker. En cas d’interruption dans la chaîne logistique, la société mobilisera ses propres camions afin d’assurer le déchargement continu des navires et d’éviter tout ralentissement des opérations.

Concernant les produits alimentaires, des quotas ont été établis pour accélérer le déchargement : une cadence minimale comprise entre 3 000 et 4 500 tonnes par jour pour le riz. Ces mesures permettent désormais de mieux planifier la durée d’escale des navires.

 

 

 

 

Ainsi, un navire de 40 000 tonnes de clinker doit passer environ 72 heures au port, un navire de 30 000 tonnes de blé environ six jours, tandis qu’un navire transportant 40 000 tonnes de riz devrait être traité en dix jours maximum.

« Aujourd’hui, chaque navire connaît à l’avance la durée moyenne de son séjour au port. Cela favorise une meilleure organisation et accélère le rythme des opérations », a précisé M. Savané.

« Avec le soutien des autorités portuaires, nous sommes confiants que nous sortirons rapidement de cette crise. »

Enfin, le responsable a souligné la performance économique du port. « Le port de Conakry représente désormais la deuxième économie du pays. Nous avons enregistré une croissance de 35 %, un niveau exceptionnel et difficilement prévisible dans un port », a-t-il conclu.

Aboubacar Camara

 

 

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