La Direction Générale des Élections (DGE) a franchi une étape cruciale dans le processus électoral en cours. Au cours d’une conférence de presse animée tard dans la nuit du mercredi 15 au jeudi 16 avril 2026, la Directrice Générale, Mme Camara Djenab Touré, a procédé à la publication de la liste provisoire des 21partis politiques retenues sur 28.
Accompagnée de son adjoint, des cadres de sa direction et des membres de la commission de validation, Mme Touré a présenté les statistiques de participation pour les prochaines échéances électorales couplées (législatives et communales), prévues le 31 mai prochain en République de Guinée.
Les critères de validation
Avant de dévoiler les noms des listes retenues, la Directrice Générale a tenu à préciser les critères de sélection ayant prévalu. Ces exigences concernent aussi bien :
Chargée de la lourde responsabilité d’examiner l’ensemble des dossiers remontés du terrain, une commission technique d’assistance a passé au crible chaque candidature pour garantir la transparence du processus.
Lors de son intervention, Mme Djenabou Touré a tenu à préciser la méthodologie adoptée : « Notre méthode de travail a été claire, aucune commission de réception, qu’elle soit en préfecture ou en commune, n’avait le pouvoir de rejeter un dossier. Tous ont été acceptés au départ. Cette commission a ensuite vérifié, liste par liste, la véracité des documents. Ce déploiement humain autour de nous vise à éviter toute erreur », a-t-elle expliqué.
En rappelant la structure du scrutin, elle a précisé que la liste nationale, régie par la représentation proportionnelle, comprend 49 candidats. Parallèlement, 50 circonscriptions électorales sont dédiées au scrutin majoritaire muninominal et plurinominal, comprenant les 33 préfectures, les 13 communes de Conakry et 4 circonscriptions pour les Guinéens de l’étranger (Afrique, Europe, Asie et Amérique).
Le processus d’analyse s’est appuyé sur plusieurs piliers fondamentaux notamment l »exhaustivité avec une liste nationale qui doit impérativement compter 49 noms. La parité basé sur un Quota de genre, à ce niveau, la loi impose 30 % de femmes avec un système de liste zébrée (alternance homme/femme) jusqu’à la 30e place.
La caution, avec la vérification systématique du dépôt des cautions auprès du Trésor ou de la Banque Centrale avant la date de clôture. L’investiture : la commission doit ‘assurer qu’un candidat ne figure pas sur deux listes différentes et qu’il est dûment investi par son parti.
L’examen a également porté sur les pièces individuelles à savoir les actes de naissance, casiers judiciaires et documents d’identité.
Mme Djenabou Touré a surtout insisté sur la cohérence des données : « La cohérence dans la rédaction de l’acte parce qu’ un acte peut-être authentique, mais il y a une incohérence dans l’acte. C’est-à-dire que votre casier judiciaire est établi là où vous êtes né et l’incohérence par exemple dans l’acte, c’est que vous êtes né à Kindia, vous êtes un candidat pour l’Afrique et on vous domicilie à Conakry, quartier Matam alors qu’on devrait vous domicilier, soit en Côte d’Ivoire ou Sénégal ou en tout cas nous avons nos consulats et ambassade. Donc cette incohérence là dans votre acte qui ne permet pas de valider votre acte », a-t-il indiqué.
Sur les 28 partis politiques ayant déposé des listes nationales, 21 ont été provisoirement retenus. Mme Touré a précisé que son équipe a travaillé en étroite collaboration avec les mandataires pour permettre le remplacement des candidats dont les dossiers étaient incomplets ou invalides.
Les partis retenus pour la représentation proportionnelle sont : « Alliance Pour le Renouveau et le Progrès (ARP) : 49 candidats (34 hommes, 15 femmes, soit 31 %) ;
Alternance Démocratique Pour le Changement (ADC) : 45 candidats (30 hommes, 15 femmes, soit 31 %) ;
Avenir Guinée Nouvelle (AGN) : 49 candidats (32 hommes, 17 femmes, soit 35 %) ;
Bloc Libéral (BL) : 49 candidats (35 hommes, 14 femmes, soit 29 %) ;
Force des Intègres Pour la Démocratie et la Liberté (FIDEL) : 46 candidats (26 hommes, 20 femmes, soit 43 %) ;
Front Démocratique de Guinée (FDG) : 46 candidats (31 hommes, 15 femmes, soit 33 %) ;
Front Pour l’Alliance Nationale (FAN) : 49 candidats (25 hommes, 24 femmes, soit 49 %) ;
Mouvement National Pour le Développement (MND) : 49 candidats (32 hommes, 17 femmes, soit 35 %) ;
Nouveau Départ : 49 candidats (32 hommes, 17 femmes, soit 35 %) ;
Nouvelle Génération Pour la République (NGR) : 49 candidats (26 hommes, 23 femmes, soit 47 %) ;
Parti de l’Action Citoyenne Pour le Travail (PACT) : 45 candidats (23 hommes, 22 femmes, soit 49 %) ;
Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES) : 49 candidats (34 hommes, 15 femmes, soit 31 %) ;
Rassemblement des Guinéens Pour l’Alternance (RGA) : 48 candidats (31 hommes, 17 femmes, soit 35 %) ;
Rassemblement Guinéen du Travail (RGT) : 49 candidats (27 hommes, 22 femmes, soit 45 %) ;
Rassemblement Pour la Démocratie Nationale (RDN) : 49 candidats (33 hommes, 16 femmes, soit 33 %) ;
Rassemblement Pour la Renaissance et le Développement (RRD) : 49 candidats (31 hommes, 18 femmes, soit 37 %) ;
Rassemblement Pour une Guinée Prospère (RGP) : 49 candidats (29 hommes, 20 femmes, soit 41 %) ;
Union Démocratique de Guinée (UDG) : 49 candidats (30 hommes, 19 femmes, soit 39 %) ;
Union des Forces du Changement (UFC) : 49 candidats (29 hommes, 20 femmes, soit 41 %) ;
Union Pour la Démocratie et le Développement (UDD) : 46 candidats (28 hommes, 18 femmes, soit 39 %) ;
Union Pour un Mouvement Populaire (UMP) : 45 candidats (28 hommes, 17 femmes, soit 38 %)», a-t-elle présenté.
Cette liste reste provisoire en attendant la validation définitive par la Cour Suprême. Les décisions de publication seront transmises aux démembrements de la CENI pour affichage devant les bureaux de vote et publiées sur le site officiel de l’institution.
Par UPLG

