Depuis plusieurs mois, j’observe avec beaucoup d’attention et d’inquiétude la rareté du franc guinéen dans les banques et dans les circuits commerciaux en République de Guinée. De nombreux citoyens, commerçants et entrepreneurs rencontrent des difficultés pour retirer de l’argent ou effectuer simplement des transactions quotidiennes.
En tant que Guinéen vivant actuellement aux États-Unis dans le cadre de ma formation en diplomatie scientifique, je ressens profondément cette situation. Elle touche directement l’activité économique, ralentit les échanges commerciaux et fragilise particulièrement les petits commerçants et les PME, qui dépendent encore largement de l’argent liquide.
Pourtant, je suis convaincu que cette crise peut devenir une opportunité historique de modernisation du système financier guinéen.
Une crise de circulation de la monnaie
Selon les données de la Banque Centrale de la République de Guinée, près de 65 % des billets mis en circulation ne retournent pas dans le système bancaire. Cette réalité signifie qu’une grande partie de la monnaie circule en dehors du circuit financier officiel ou reste immobilisée dans l’économie informelle.
Plusieurs analyses économiques relayées par la presse indiquent ainsi que la rareté actuelle du cash n’est pas seulement liée à la quantité de billets imprimés, mais surtout à la manière dont l’argent circule dans l’économie.
Dans un contexte où la majorité des transactions se fait encore en espèces, cette situation crée :
- des plafonds de retrait dans certaines banques
- des difficultés pour les commerçants d’accéder à leurs fonds
- un ralentissement des activités commerciales
Face à cette réalité, je crois que la Guinée doit accélérer sa transition vers des systèmes de paiement modernes et sécurisés.
Ce que j’observe chaque jour aux États-Unis
Depuis mon arrivée aux États-Unis, j’ai découvert à quel point les paiements électroniques facilitent la vie économique.
Dans les restaurants, les taxis, les petits commerces ou même dans les marchés de proximité, les transactions se font souvent grâce à des terminaux intelligents comme ceux proposés par https://www.clover.com, une technologie de paiement développée par la société américaine https://www.fiserv.com.
Concrètement, ces systèmes permettent aux commerçants :
- d’accepter les paiements par carte bancaire ou mobile
- d’enregistrer les ventes instantanément
- de sécuriser les transactions
- de gérer facilement leur activité commerciale
Grâce à ces solutions, l’économie continue de fonctionner même lorsque l’argent liquide est peu utilisé.
Une opportunité pour la Guinée
Je suis convaincu qu’une solution technologique similaire pourrait contribuer à fluidifier les transactions commerciales en Guinée, notamment dans les marchés, les restaurants, les taxis et les petits commerces.
L’introduction progressive de systèmes de paiement modernes pourrait :
- réduire la pression sur les banques et les distributeurs de billets
- faciliter les transactions même en période de pénurie de cash
- moderniser le commerce local
- encourager l’inclusion financière
Bien entendu, une telle transition devrait se faire progressivement, avec l’accompagnement des banques, des opérateurs télécoms et des autorités monétaires.
Construire des ponts entre la Guinée et les États-Unis
Personnellement, je crois profondément au rôle du dialogue et des partenariats internationaux dans le développement économique.
C’est pourquoi, si les autorités guinéennes le jugent utile et si un mandat officiel m’est confié, je serais honoré de faciliter une mise en relation entre les responsables de la société américaine Clover et le gouvernement guinéen afin d’explorer les possibilités d’une coopération dans le domaine des paiements électroniques.
Mon engagement est simple : mettre mon expérience, mes relations et ma bonne volonté au service du progrès économique de mon pays.
Parce qu’au fond, la crise actuelle ne doit pas être vue uniquement comme une difficulté. Elle peut aussi être le point de départ d’une transformation profonde de notre système financier.
Je reste convaincu que la Guinée possède toutes les ressources humaines et intellectuelles pour réussir cette transition vers une économie plus moderne, plus fluide et plus résiliente.
Par Mamadou Bhoye Baldé
Jeune Ambassadeur de la Paix
Diplomate scientifique en formation aux États-Unis

