L'Information en temps réel!

Guinée : la Banque centrale baisse son taux directeur pour stimuler l’économie

La Banque centrale de la République de Guinée (BCRG) a décidé d’assouplir sa politique monétaire en abaissant son taux directeur de 25 points de base, désormais fixé à 9,50 %.

Cette décision, annoncée à l’issue de la réunion du Comité de politique monétaire du 30 mars 2026, vise à favoriser l’accès au crédit et à soutenir davantage l’activité économique. Elle s’inscrit dans une stratégie globale visant à accompagner la dynamique de croissance observée ces derniers mois dans le pays.
En réduisant son principal taux, la BCRG cherche à encourager les banques commerciales à prêter davantage aux entreprises et aux ménages. L’objectif est clair : stimuler l’investissement, soutenir la consommation et renforcer les capacités de production nationale, dans un contexte marqué par une croissance économique soutenue, estimée à 6,8 % au quatrième trimestre 2025.

Cette orientation monétaire pourrait notamment bénéficier aux secteurs clés tels que le commerce, l’industrie et les transports, déjà identifiés comme moteurs de la croissance. Une meilleure accessibilité au crédit pourrait aussi favoriser l’émergence de petites et moyennes entreprises, essentielles à la diversification de l’économie guinéenne.

Toutefois, cette décision intervient alors que l’inflation poursuit une tendance haussière, atteignant 4,4 % en janvier 2026. Un niveau encore jugé maîtrisé, mais qui appelle à la vigilance, a indiqué la BCRG. L’institution souligne ainsi la nécessité de maintenir un équilibre délicat entre soutien à la croissance et stabilité des prix.

Selon la Banque centrale, les conditions monétaires restent globalement favorables, avec une liquidité bancaire en hausse et une progression continue des crédits accordés au secteur privé. Cette évolution traduit une confiance accrue du système financier et une meilleure circulation des ressources dans l’économie.
Malgré ces signaux encourageants, des incertitudes demeurent. La BCRG met en garde contre plusieurs risques externes et internes, notamment les tensions internationales au Moyen-Orient, le ralentissement des importations et l’augmentation des dépenses publiques, susceptibles d’exercer des pressions sur les équilibres macroéconomiques.

Dans ses projections, la Banque centrale table sur une croissance de 6,5 % au premier trimestre 2026, avec une inflation contenue autour de 4,5 %. Ces perspectives confirment une dynamique économique globalement favorable, tout en soulignant la nécessité d’une gestion prudente et proactive des politiques économiques pour préserver cette trajectoire.

Rédaction

 

Quitter la version mobile