Dans le cadre de la célébration de la journée internationale de la dignité des victimes de la traite des être humains, le Comité National de Lutte contre la Traite des Personnes et Pratique Assimilées (CNLTPPA) a animé un point de presse ce vendredi 7 août 2020 à Conakry.
L’objectif était d’informer l’opinion nationale et internationale sur l’exploitation des êtres humains en République de Guinée. La célébration de cette année est placée sous le thème « renforcement du partenariat entre Etat et société civile pour mettre fin à la pratique ».
C’est la journée du 30 juillet qui a été consacrée lors de l’assemblée générale des Nations-Unies, qui a tenu une réunion de haut niveau pour évaluer le plan d’action mondial. Pour cette année, en Guinée, cette date a été décalée pour des raisons sanitaires.
Par définition, la traite des êtres humains est le recrutement , le transport , le transfert, l’hébergement ou l’accueille de personnes, par la menace de recours ou le recours a la force ou d’autres formes de contrainte , par enlèvement , fraude, tromperie, abus d’autorité ou d’une situation de vulnérabilité, ou par l’offre ou l’acceptation de paiements ou d’avantages pour obtenir le consentement d’une personne ayant autorité sur une autre aux fins d’exploitation.
Dans son intervention, le président du comité, Aboubacar Sidiki Camara, a rappelé que la traite des êtres humains est une réalité en Guinée. « En 2020, 106 victimes ont été identifiées en Guinée. Sur ces 106 victimes, il y a deux victimes de traite à Doubaï et une fille qui a été victime en Italie et au Koweït. Au niveau national, il y a deux cas identifiés à Dubreka, trois à Coyah précisément à Kountia et le reste c’est à Conakry », déclare-t-il.

Pour finir, il a souligné que le rapport révèle que la république de Guinée est à la fois un pays d’origine, de transit et de destination de la traite. « Raisons pour lesquelles le département d’Etat des Etats Unis a classifié la Guinée comme pays tiers 2 », dit-il.
De son coté, Hadja Mariama Souadou Diallo, vice-présidente du comité, a précisé qu’en matière judiciaire, la traite est criminelle.
A noter que toutes ces activités ont été menées grâce aux aides de leurs partenaires (OIM, le Département Américain, l’Union européenne,)
Aboubacar Pastoria Camara
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