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Guinée : l’UNTRG accueille à bras ouverts l’annonce de l’autoroute 2×2 Coyah-Kindia-Mamou

L’Union Nationale des Transporteurs de Guinée (UNTRG) se réjouit de l’annonce de la construction de l’autoroute 2×2 Coyah-Kindia-Mamou. Si les transporteurs saluent cette perspective, ils souhaitent surtout voir le projet se concrétiser, dans un contexte marqué par la dégradation de plusieurs axes routiers du pays.

L’annonce de la construction de l’autoroute 2×2 reliant Coyah, Kindia et Mamou est accueillie avec enthousiasme par les acteurs du transport en Guinée. Pour l’Union nationale des transporteurs de Guinée (UNTRG), cette infrastructure pourrait apporter une réponse importante aux difficultés auxquelles sont confrontés quotidiennement les transporteurs et les usagers de la route.

Dans une interview accordée à notre rédaction le jeudi 27 août 2026, Alpha Amadou Bah, premier vice-président de l’UNTRG, s’est également exprimé sur la situation de son organisation, le renouvellement du parc automobile et l’état des routes à l’intérieur du pays.

L’UNTRG veut renforcer sa présence sur le terrain

Selon Alpha Amadou Bah, l’organisation se porte plutôt bien et dispose désormais de représentants dans les différentes préfectures du pays.

« L’Union nationale des transporteurs se porte très bien, puisque nous avons des représentants dans toutes les préfectures. Nous comptons nous installer là où nous n’en avons pas encore », explique-t-il.

Pour le responsable syndical, cette présence sur le terrain permet à l’organisation de mieux comprendre les réalités auxquelles sont confrontés les transporteurs dans les différentes régions.

Le renouvellement du parc automobile, un défi majeur

Autre préoccupation soulevée par le premier vice-président de l’UNTRG : l’état du parc automobile. Il appelle les transporteurs guinéens à prendre davantage d’initiatives pour moderniser leurs véhicules.

 

« J’invite les transporteurs guinéens à avoir le courage pour qu’on puisse faire le changement de parc automobile, puisque l’État ne peut pas le faire à la place des privés », souligne-t-il.

Il constate toutefois que certains transporteurs commencent progressivement à investir dans des véhicules neufs, notamment des camions fabriqués en Chine.

« Voyez les camions chinois sortis d’usine, ça commence à marcher chez nous. Donc, nous aussi, nous cherchons petit à petit comment trouver la solution », affirme-t-il.

Pour accélérer cette modernisation, Alpha Amadou Bah souhaite une implication plus forte de l’État. Il propose notamment un mécanisme permettant aux transporteurs d’acquérir des camions avec un système de paiement échelonné.

« Je demande à l’État aussi de s’impliquer en amenant des camions aux transporteurs. On paie l’avance et on paie le reste petit à petit. Je crois que ça sera très important quand l’État s’implique », plaide-t-il.

Il estime également que la gestion du secteur devrait davantage s’appuyer sur l’expertise des professionnels du transport, qui connaissent les réalités du terrain.

Des axes routiers toujours difficiles

La question des infrastructures routières reste, selon lui, l’une des principales difficultés du secteur. En dehors de certains axes, notamment la route nationale Coyah-Pamélap, l’état de nombreuses routes à l’intérieur du pays est jugé préoccupant.

« L’état de nos routes est presque dégradé, sauf la route nationale n°1 et n°2 entre Coyah-Pamélap. Sinon, tout le reste, nous n’avons pas de bonnes routes », déplore le responsable de l’UNTRG.

Parmi les axes particulièrement difficiles, il cite la liaison Mamou-Faranah-Kissidougou, mais aussi certains tronçons autour de Guéckédou.

« Au niveau de Guéckédou, cela fait plus de dix ans qu’on n’arrive pas à terminer une distance de 15 kilomètres. C’est là-bas que les camions se renversent à chaque fois », dénonce-t-il.

 

L’axe Mamou-Dalaba-Pita-Labé n’échappe pas non plus à ses critiques. « Si nous parlons aussi de Mamou, Dalaba, Pita jusqu’à Labé, c’est le pire », estime-t-il.

Une annonce accueillie avec enthousiasme, mais avec prudence

Dans ce contexte, l’annonce de la construction de l’autoroute 2×2 Coyah-Kindia-Mamou apparaît comme une perspective particulièrement importante pour les transporteurs.

« Nous sommes très contents et nous accueillons la nouvelle à bras ouverts de l’annonce de l’État pour la construction de l’autoroute 2×2 de Coyah-Kindia et Mamou », affirme Alpha Amadou Bah.

Mais l’UNTRG veut éviter que le projet reste au stade de la promesse. Le syndicaliste appelle donc les autorités à passer rapidement à l’action.

« Nous ne voulons pas que ça se limite seulement à une simple annonce. Nous voulons que ça se concrétise, pour le bien-être de la population », insiste-t-il.

Pour les transporteurs, la réalisation de cette infrastructure constituerait un pas important dans l’amélioration des conditions de circulation, la sécurisation du transport et la fluidification des échanges entre la capitale et l’intérieur du pays.

L’UNTRG dit ainsi attendre désormais des actes concrets derrière l’annonce, avec l’espoir que la future autoroute puisse contribuer à transformer durablement le paysage routier guinéen.

Aboubacar Camara

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