Un premier avion transportant des migrants ouest-africains expulsés des États-Unis est arrivé mercredi matin à l’aéroport international de Lungi, près de Freetown, en Sierra Leone.
Selon le ministre sierra-léonais des Affaires étrangères, les neuf personnes expulsées sont originaires du Nigeria, du Ghana et de Guinea.
Cette arrivée s’inscrit dans le cadre d’un accord conclu entre Washington et Freetown sur l’accueil de migrants expulsés du territoire américain. D’après les autorités sierra-léonaises, le pays pourra recevoir jusqu’à 25 personnes expulsées par mois, soit un maximum de 300 migrants par an. Les bénéficiaires de cet accord devront être exclusivement des ressortissants des États membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest.
Avec cette décision, la Sierra Leone rejoint plusieurs pays africains ayant déjà accepté des migrants expulsés des États-Unis, notamment le Ghana, le Cameroon, l’Uganda, le Rwanda, l’Eswatini et la Democratic Republic of the Congo.
Cette politique de transfert migratoire continue de susciter des réactions au sein de l’opinion publique et des organisations de défense des droits humains, qui s’interrogent sur les conditions d’accueil et de réinsertion des migrants expulsés.

