La colère monte chez plusieurs femmes commerçantes du marché Enco 5. D’anciennes occupantes des emprises du marché, déguerpies en janvier dernier puis récemment recasées sur un nouveau site, dénoncent le coût jugé trop élevé des espaces commerciaux qui leur sont proposés.
Réunies sur le nouveau site aux environs de 9 heures, les commerçantes ont manifesté ce mardi 18 août 2026 pour faire entendre leur mécontentement. Au cœur de leurs revendications : les tarifs fixés pour les boutiques et les espaces de vente, qu’elles estiment incompatibles avec leurs moyens financiers.
« On en a marre aujourd’hui. C’est le général Balla Samoura qui nous a installées sur ce nouveau lieu. Mais les boutiques sont proposées à 1,2 million de francs guinéens et à 1,5 million pour les plus grandes. Quant aux étalagistes, ils doivent payer 5 000 GNF », dénoncent-elles.
Pour ces femmes, ces montants représentent une lourde charge, alors qu’elles tentent déjà de reprendre leurs activités après plusieurs mois de perturbations. Elles craignent que le coût des nouveaux espaces ne rende leur réinstallation encore plus difficile et ne compromette la reprise de leurs petits commerces.
Sur place, les manifestantes ont notamment demandé aux autorités de revoir les conditions d’accès aux boutiques et aux espaces de vente. Elles souhaitent que leur situation financière soit davantage prise en compte afin de pouvoir reprendre leurs activités dans des conditions qu’elles jugent plus supportables.
La mobilisation s’est déroulée sous la surveillance des forces de l’ordre, présentes sur les lieux pour encadrer le rassemblement et prévenir d’éventuels débordements.
À travers cette manifestation, les commerçantes espèrent surtout attirer l’attention des autorités sur leurs difficultés et obtenir une solution qui leur permettrait de retrouver leurs activités sans supporter des charges qu’elles considèrent comme excessives.

