Dans le cadre des activités marquant le Mois de la Femme et en prélude à la célébration du 8 mars, la délégation régionale de l’ONU Femmes pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre (WCARO) effectue une mission en Guinée.
Ce lundi 2 mars 2026, la délégation a été reçue au siège de la Confédération Générale des Entreprises de Guinée (CGE-GUI), à Conakry, dans le cadre d’une initiative portée par le Ministère du Plan et de la Coopération Internationale.
À l’issue de la rencontre, Maria Diané, secrétaire générale de la CGE-GUI, a souligné la portée stratégique des échanges. Selon elle, l’intégration du genre dans le développement économique ne doit plus être perçue comme un simple engagement de circonstance. « L’intégration du genre dans le développement économique n’est ni un effet d’annonce, ni un simple rendez-vous du calendrier. C’est un impératif structurel pour la compétitivité et la transformation durable de notre pays », a-t-elle affirmé.
Pour les responsables présents, la prise en compte du genre constitue un levier essentiel pour renforcer la performance économique nationale et garantir un développement plus inclusif.
Dans un contexte international marqué par de profondes mutations économiques et sociales, les intervenants ont insisté sur la nécessité pour les femmes de s’approprier pleinement les enjeux liés à leur avenir économique.
Cela passe notamment par l’investissement dans la formation et le renforcement des compétences, une meilleure compréhension des mécanismes économiques et financiers, ainsi qu’une présence accrue dans les espaces de décision.
L’émancipation économique, ont-ils rappelé, exige engagement, discipline et capacité d’adaptation. Si les opportunités existent, leur impact dépendra de la capacité des femmes à les saisir avec responsabilité et vision stratégique.
Les échanges ont également mis en lumière la responsabilité des pouvoirs publics. Les participants ont estimé que l’autonomisation des femmes ne peut reposer uniquement sur des initiatives individuelles.
Ils ont plaidé pour la mise en place de politiques publiques cohérentes et continues, d’un environnement économique et institutionnel favorable, ainsi que de mécanismes d’accompagnement structurés, au-delà des déclarations symboliques liées à la Journée internationale des droits des femmes.
L’intégration des femmes à tous les niveaux de la chaîne de valeur économique devrait, selon eux, s’inscrire dans une stratégie durable et coordonnée entre l’État et le secteur privé.
En conclusion, les responsables ont appelé à une alliance stratégique entre volonté politique affirmée et leadership féminin assumé, estimant que le développement inclusif de la Guinée dépendra de cette synergie. Le temps, ont-ils insisté, est désormais à l’action concertée et transformative.
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