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Présidence de la République : l’ex-DG de la DCI fait des révélations après son limogeage

Dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux dans la soirée du dimanche 22 mars 2026, Moussa Condé, ancien directeur de la communication institutionnelle (DCI) de la Présidence de la République de Guinée, est sorti de son silence pour s’exprimer sur les raisons de son limogeage.

Face aux nombreuses spéculations, l’ex-responsable affirme vouloir livrer « sa part de vérité ». Dans son intervention, il reconnaît plusieurs manquements graves qui auraient conduit à son éviction.

Moussa Condé admet notamment avoir tenté de transmettre des informations confidentielles de la Présidence à certains blogueurs, un comportement qu’il qualifie lui-même d’« indigne » de ses fonctions. Il reconnaît également avoir entretenu des contacts réguliers avec des membres de l’ancien régime, une situation qu’il juge incompatible avec ses responsabilités au sein d’une institution aussi sensible.

L’ancien directeur évoque aussi un échange téléphonique avec un garde du corps du chef de l’État, à qui il aurait envoyé une somme d’argent via Orange Money. En retour, il lui aurait demandé de l’informer de toute information sensible le concernant. Selon ses déclarations, cet appel aurait été intercepté, déclenchant une série de vérifications ayant conduit à sa convocation.

Au cours des contrôles effectués sur son téléphone, des échanges avec des marabouts auraient également été découverts. Moussa Condé reconnaît avoir eu recours à ces pratiques dans l’espoir de renforcer sa position auprès du président, une démarche qu’il considère aujourd’hui comme inappropriée.

Par ailleurs, il admet des défaillances dans la gestion de son équipe, notamment le non-paiement de certaines primes, ce qui aurait provoqué un mécontentement au sein de ses collaborateurs.

Enfin, il reconnaît des comportements personnels qu’il qualifie lui-même d’inacceptables, contribuant à ternir son image et celle de l’institution.

« Ce limogeage, je le mérite et je l’assume », a-t-il déclaré, reconnaissant sa responsabilité dans les faits qui lui sont reprochés. Il conclut en affirmant que ses agissements n’étaient « ni normaux, ni dignes » de sa fonction.

Ces déclarations, largement relayées sur les réseaux sociaux, continuent de susciter de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique.

Rédaction

 

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