Le réveil a été brutal et empreint d’une douleur immense pour les habitants de Gbèssia Cité 2, dans la commune de Matam. Ce mercredi 16 septembre 2026, aux environs de 5 heures du matin, un incendie dévastateur a ravagé une concession familiale, coûtant la vie à quatre personnes d’une même ligne parentale, dont un petit garçon d’à peine quatre ans.
Le drame a surpris les occupants dans leur sommeil. Très vite, les cris d’alarme ont percé le silence du matin, poussant les voisins à se mobiliser en urgence. Seaux d’eau à la main, jeunes et femmes du secteur ont bravé la fumée asphyxiante dans un élan de solidarité désespéré pour tenter de circonscrire l’incendie avant l’arrivée des sapeurs-pompiers. En vain : la rapidité de la propagation n’a laissé aucune chance aux victimes.
Les corps sans vie d’Ahmed Condé, de son épouse Fatoumata Sangaré, de leur fillette ou garçonnet Mamadi Condé (4 ans) et de la jeune sœur de la mère ont été extraits des décombres avant d’être acheminés vers le centre hospitalier de la capitale.
Ce nouveau drame relance cruellement le débat sur la sécurité des installations électriques ménagères et les normes d’évacuation d’urgence dans les zones urbaines de Conakry.
Rédaction
