{"id":37054,"date":"2025-08-25T20:12:56","date_gmt":"2025-08-25T19:12:56","guid":{"rendered":"https:\/\/guineechrono.com\/?p=37054"},"modified":"2025-08-25T20:12:56","modified_gmt":"2025-08-25T19:12:56","slug":"25-aout-1958-il-ya-67-ans-sekou-toure-defia-charles-de-gaulle-a-conakry","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/guineechrono.com\/index.php\/25-aout-1958-il-ya-67-ans-sekou-toure-defia-charles-de-gaulle-a-conakry\/","title":{"rendered":"25 Ao\u00fbt 1958: il y\u2019a 67 ans S\u00e9kou Tour\u00e9 d\u00e9fia Charles de Gaulle \u00e0 Conakry"},"content":{"rendered":"<p><strong>Conakry, capitale de la Guin\u00e9e fran\u00e7aise, 25 ao\u00fbt 1958, sous un soleil de plomb tropical, la ville bruisse d\u2019une effervescence inhabituelle. Les rues sont bond\u00e9es, les banderoles flottent au vent, et une foule immense s\u2019est rassembl\u00e9e pour accueillir un visiteur de marque : le g\u00e9n\u00e9ral Charles de Gaulle, pr\u00e9sident du Conseil fran\u00e7ais, en tourn\u00e9e dans les territoires africains pour promouvoir son projet de Communaut\u00e9 fran\u00e7aise<\/strong>.<\/p>\n<p>Ce qui devait \u00eatre une \u00e9tape de routine dans une campagne r\u00e9f\u00e9rendaire soigneusement orchestr\u00e9e va se transformer en un moment historique qui changera \u00e0 jamais le cours de la d\u00e9colonisation africaine. Car face au fondateur de la Ve R\u00e9publique fran\u00e7aise se dresse un homme d\u00e9termin\u00e9 : Ahmed S\u00e9kou Tour\u00e9, pr\u00e9sident du Conseil de gouvernement de la Guin\u00e9e fran\u00e7aise, leader syndicaliste aguerri et figure montante du mouvement ind\u00e9pendantiste africain.<\/p>\n<p>L\u2019ann\u00e9e 1958 marque un tournant crucial dans l\u2019histoire fran\u00e7aise. La crise alg\u00e9rienne a provoqu\u00e9 la chute de la IVe R\u00e9publique, et Charles de Gaulle, rappel\u00e9 aux affaires en mai, propose aux Fran\u00e7ais une nouvelle constitution instituant la Ve R\u00e9publique. Mais son projet va plus loin : il envisage la cr\u00e9ation d\u2019une \u00ab\u00a0Communaut\u00e9 fran\u00e7aise\u00a0\u00bb qui regrouperait la m\u00e9tropole et ses territoires d\u2019outre-mer dans un ensemble f\u00e9d\u00e9ral renouvel\u00e9.<\/p>\n<p>Pour faire accepter ce projet, de Gaulle entreprend une tourn\u00e9e africaine d\u2019envergure en ao\u00fbt 1958. Il visite successivement le Tchad, Madagascar, la C\u00f4te d\u2019Ivoire, et arrive en Guin\u00e9e le 25 ao\u00fbt avec un message clair : les territoires qui voteront \u00ab\u00a0oui\u00a0\u00bb au r\u00e9f\u00e9rendum du 28 septembre pourront, \u00e0 terme, acc\u00e9der \u00e0 une ind\u00e9pendance n\u00e9goci\u00e9e au sein de la Communaut\u00e9. Ceux qui voteront \u00ab\u00a0non\u00a0\u00bb assumeront imm\u00e9diatement les cons\u00e9quences de leur choix, c\u2019est-\u00e0-dire l\u2019ind\u00e9pendance pure et simple, mais aussi la rupture totale avec la France.<\/p>\n<p>L\u2019accueil r\u00e9serv\u00e9 au g\u00e9n\u00e9ral \u00e0 Conakry est grandiose. Des milliers de Guin\u00e9ens se massent dans les rues, des chants o\u00fb l\u2019on scandait \u00a0\u00bb Sylis Sylis Sylis \u00a0\u00bb en faisant allusion \u00e0 S\u00e9kou Tour\u00e9 et des danses traditionnelles ont\u00a0 rythm\u00e9 toute la journ\u00e9e. Tout semble se d\u00e9rouler selon le protocole habituel\u2026 jusqu\u2019au moment o\u00f9 S\u00e9kou Tour\u00e9 prend la parole.<\/p>\n<p>Le leader guin\u00e9en, \u00e2g\u00e9 de 36 ans, monte \u00e0 la tribune avec assurance. Ancien employ\u00e9 des postes devenu puissant dirigeant syndical, il s\u2019est impos\u00e9 comme la figure politique incontournable de la Guin\u00e9e depuis plusieurs ann\u00e9es. Son parcours atypique,\u00a0 il n\u2019a suivi qu\u2019une formation primaire mais poss\u00e8de une culture politique remarquable\u00a0 en fait un orateur redoutable et un n\u00e9gociateur habile.<\/p>\n<p>Devant de Gaulle m\u00e9dus\u00e9 et une foule suspendue \u00e0 ses l\u00e8vres, S\u00e9kou Tour\u00e9 prononce alors un discours d\u2019une fermet\u00e9 inou\u00efe. Loin de se contenter des formules diplomatiques d\u2019usage, il expose sans d\u00e9tour la vision guin\u00e9enne de l\u2019avenir :<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<strong><em>Nous avons \u00e0 vous dire tr\u00e8s clairement, et vous le comprendrez, qu\u2019il n\u2019y a pas de dignit\u00e9 sans libert\u00e9. Nous pr\u00e9f\u00e9rons la libert\u00e9 dans la pauvret\u00e9 \u00e0 la richesse dans l\u2019esclavage.\u00a0\u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Cette phrase, devenue l\u00e9gendaire, r\u00e9sonne comme un coup de tonnerre dans l\u2019assistance. Mais S\u00e9kou Tour\u00e9 ne s\u2019arr\u00eate pas l\u00e0. Il d\u00e9veloppe sa pens\u00e9e avec une logique implacable, expliquant que la Guin\u00e9e souhaite acc\u00e9der \u00e0 l\u2019ind\u00e9pendance imm\u00e9diate tout en maintenant des relations fraternelles mutuellement profitables avec la France.<\/p>\n<p>Le leader guin\u00e9en fait part de ses conceptions en faveur d\u2019une ind\u00e9pendance imm\u00e9diate des territoires, qui pourraient ensuite s\u2019associer librement avec la France. Cette position tranche radicalement avec le projet gaullien de Communaut\u00e9, qui maintient la tutelle fran\u00e7aise sur les affaires de d\u00e9fense, de diplomatie et d\u2019\u00e9conomie.<\/p>\n<p>La r\u00e9action du g\u00e9n\u00e9ral de Gaulle ne se fait pas attendre. Habitu\u00e9 aux hommages et aux discours convenus lors de ses pr\u00e9c\u00e9dentes \u00e9tapes africaines, il encaisse mal cette le\u00e7on publique. Son visage se ferme, sa posture se raidit. Dans l\u2019assistance fran\u00e7aise, c\u2019est la stup\u00e9faction. Comment cet \u00a0\u00bb obscur \u00a0\u00bb jeune leader africain ose-t-il tenir t\u00eate au lib\u00e9rateur de la France ?<\/p>\n<p>De Gaulle, piqu\u00e9 au vif, r\u00e9plique avec une froideur calcul\u00e9e. Il rappelle les enjeux du r\u00e9f\u00e9rendum et les cons\u00e9quences d\u2019un vote n\u00e9gatif, mais le mal est fait.<\/p>\n<p>Le foss\u00e9 qui se creuse ce jour-l\u00e0 entre les deux hommes ne se comblera jamais.<\/p>\n<p>L\u2019incident prend rapidement une dimension symbolique consid\u00e9rable. Pour la premi\u00e8re fois depuis le d\u00e9but de sa tourn\u00e9e africaine, de Gaulle essuie une contestation publique et argument\u00e9e de son projet. Pire encore, cette contestation \u00e9mane d\u2019un leader africain qui ma\u00eetrise parfaitement les codes politiques et diplomatiques fran\u00e7ais.<\/p>\n<p>Le 28 septembre 1958 approche \u00e0 grands pas. Dans toute l\u2019Afrique fran\u00e7aise, la campagne r\u00e9f\u00e9rendaire bat son plein. Les partis politiques locaux se positionnent, souvent en faveur du \u00ab\u00a0oui\u00a0\u00bb par prudence ou par conviction. En C\u00f4te d\u2019Ivoire, F\u00e9lix Houphou\u00ebt-Boigny, pourtant leader du Rassemblement d\u00e9mocratique africain (RDA), soutient le projet de Communaut\u00e9. Au S\u00e9n\u00e9gal, L\u00e9opold S\u00e9dar Senghor fait de m\u00eame.<\/p>\n<p>Mais en Guin\u00e9e, l\u2019atmosph\u00e8re est diff\u00e9rente. S\u00e9kou Tour\u00e9 et son parti, le Parti d\u00e9mocratique de Guin\u00e9e (PDG), section locale du RDA, m\u00e8nent campagne pour le \u00ab\u00a0non\u00a0\u00bb. Cette position audacieuse divise m\u00eame au sein du RDA, dont les autres sections africaines soutiennent majoritairement le projet gaullien.<\/p>\n<p>Le leader guin\u00e9en multiplie les meetings, expliquant inlassablement sa vision aux populations et dans toutes les langues locales \u00e0 travers des interpr\u00e8tes acquis \u00e0 S\u00e9kou Tour\u00e9 qui parlait en fran\u00e7ais ou defois en malink\u00e9. Il n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 utiliser des images fortes et des m\u00e9taphores parlantes pour faire comprendre les enjeux. Selon lui, accepter la Communaut\u00e9 fran\u00e7aise reviendrait \u00e0 \u00e9changer les cha\u00eenes coloniales contre des liens dor\u00e9s, certes plus confortables, mais toujours contraignants.<\/p>\n<p>Le 28 septembre 1958, les Guin\u00e9ens se rendent massivement aux urnes. Dans une ambiance tendue mais ordonn\u00e9e, ils tranchent d\u00e9finitivement la question de leur avenir. Les r\u00e9sultats tombent dans la soir\u00e9e et confirment les pr\u00e9dictions les plus audacieuses : avec plus de 95% des voix, le \u00ab\u00a0non\u00a0\u00bb l\u2019emporte de mani\u00e8re \u00e9crasante.<\/p>\n<p>La Guin\u00e9e devient ainsi le seul territoire de l\u2019Afrique occidentale fran\u00e7aise \u00e0 rejeter le projet de Communaut\u00e9.<\/p>\n<p>Partout ailleurs \u2013 S\u00e9n\u00e9gal, C\u00f4te d\u2019Ivoire, Soudan fran\u00e7ais (futur Mali), Haute-Volta (futur Burkina Faso), Niger, Dahomey (futur B\u00e9nin), Mauritanie -, le \u00ab\u00a0oui\u00a0\u00bb l\u2019emporte largement.<\/p>\n<p>Ce vote constitue un s\u00e9isme politique majeur. Pour la premi\u00e8re fois dans l\u2019histoire coloniale fran\u00e7aise, un territoire africain choisit d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment la rupture plut\u00f4t que l\u2019association.<\/p>\n<p>Le pari de S\u00e9kou Tour\u00e9, esquiss\u00e9 le 25 ao\u00fbt face \u00e0 de Gaulle, trouve sa validation d\u00e9mocratique.<\/p>\n<p>La r\u00e9action fran\u00e7aise ne se fait pas attendre. Conform\u00e9ment aux engagements pris par de Gaulle, la Guin\u00e9e acc\u00e8de imm\u00e9diatement \u00e0 l\u2019ind\u00e9pendance. Le 2 octobre 1958, moins d\u2019une semaine apr\u00e8s le r\u00e9f\u00e9rendum, Ahmed S\u00e9kou Tour\u00e9 devient le premier pr\u00e9sident de la R\u00e9publique de Guin\u00e9e ind\u00e9pendante.<\/p>\n<p>Mais cette ind\u00e9pendance a un prix. De Gaulle, encore \u00e9chaud\u00e9 par l\u2019affront re\u00e7u \u00e0 Conakry le 25 ao\u00fbt, refuse cat\u00e9goriquement toute n\u00e9gociation avec le nouvel \u00c9tat.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 les plaidoyers de certains hauts fonctionnaires fran\u00e7ais en faveur d\u2019un dialogue, le g\u00e9n\u00e9ral maintient une ligne dure.<\/p>\n<p>La rupture est brutale et totale. La France retire imm\u00e9diatement son soutien technique et financier, rapatrie ses cadres, et va jusqu\u2019\u00e0 emporter le mat\u00e9riel administratif, y compris les t\u00e9l\u00e9phones, les ampoules, fourchettes, cuill\u00e8res et les archives.<\/p>\n<p>\u00c0 Kindia, \u00e0 d\u00e9faut d\u2019emporter les serpents qu\u2019ils \u00e9l\u00e9vaient ils les ont lib\u00e9r\u00e9.<\/p>\n<p>Cette politique de la \u00ab\u00a0terre br\u00fbl\u00e9e\u00a0\u00bb vise clairement \u00e0 faire de la Guin\u00e9e un exemple dissuasif pour les autres territoires africains tent\u00e9s par l\u2019ind\u00e9pendance.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 les difficult\u00e9s imm\u00e9diates qu\u2019elle engendre, la d\u00e9cision guin\u00e9enne r\u00e9sonne comme un formidable encouragement pour tous les mouvements ind\u00e9pendantistes africains. La Guin\u00e9e etait devenue une source in\u00e9puisable d\u2019espoir pour les pays en qu\u00eate de l\u2019ind\u00e9pendance. Le courage de S\u00e9kou Tour\u00e9 inspire d\u2019autres leaders du continent, qui voient qu\u2019il est possible de dire \u00ab\u00a0non\u00a0\u00bb \u00e0 l\u2019ancienne puissance coloniale sans que le ciel leur tombe sur la t\u00eate.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9v\u00e9nement du 25 ao\u00fbt 1958 acquiert rapidement une dimension mythique. Dans toute l\u2019Afrique francophone, cette date symbolise la possibilit\u00e9 de l\u2019\u00e9mancipation politique. Les mouvements nationalistes y puisent une source d\u2019inspiration et de l\u00e9gitimit\u00e9 pour leurs propres combats.<\/p>\n<p>Paradoxalement, le projet de Communaut\u00e9 fran\u00e7aise de de Gaulle ne survivra pas longtemps \u00e0 cette premi\u00e8re d\u00e9fection.<\/p>\n<p>En 1960, \u00e0 peine deux ans apr\u00e8s sa cr\u00e9ation, tous les territoires africains membres acc\u00e8dent \u00e0 leur tour \u00e0 l\u2019ind\u00e9pendance, suivant finalement l\u2019exemple guin\u00e9en, mais par une voie n\u00e9goci\u00e9e.<\/p>\n<h3>Le 25 ao\u00fbt 1958 reste grav\u00e9 dans la m\u00e9moire collective guin\u00e9enne et africaine comme le jour o\u00f9 un homme seul a os\u00e9 tenir t\u00eate \u00e0 l\u2019une des plus grandes puissances mondiales de l\u2019\u00e9poque. Cette date marque symboliquement le d\u00e9but de la d\u00e9colonisation moderne de l\u2019Afrique francophone.<\/h3>\n<h3>Pour S\u00e9kou Tour\u00e9, cette journ\u00e9e repr\u00e9sente l\u2019apog\u00e9e de son parcours politique. Elle fait de lui une figure panafricaine respect\u00e9e, m\u00eame si son r\u00e8gne ult\u00e9rieur sera marqu\u00e9 par des d\u00e9rives autoritaires qui terniront son image.<\/h3>\n<h3>Pour de Gaulle, l\u2019\u00e9pisode constitue un camouflet personnel qui l\u2019incitera par la suite \u00e0 repenser sa politique africaine. L\u2019\u00e9chec de la Communaut\u00e9 fran\u00e7aise le conduira \u00e0 accepter plus rapidement que pr\u00e9vu l\u2019ind\u00e9pendance des autres territoires africains, pr\u00e9f\u00e9rant n\u00e9gocier des accords de coop\u00e9ration plut\u00f4t que de subir de nouvelles ruptures unilat\u00e9rales.<\/h3>\n<h3>Pour l\u2019histoire de la d\u00e9colonisation, cette journ\u00e9e marque un tournant d\u00e9cisif. Elle d\u00e9montre que l\u2019\u00e9mancipation politique de l\u2019Afrique n\u2019\u00e9tait plus une question de \u00ab\u00a0si\u00a0\u00bb, mais de \u00ab\u00a0quand\u00a0\u00bb et de \u00ab\u00a0comment\u00a0\u00bb. Le courage d\u2019un homme et la d\u00e9termination d\u2019un peuple venaient d\u2019ouvrir la voie vers une nouvelle \u00e8re pour tout un continent.<\/h3>\n<h3>Aujourd\u2019hui encore, 67 ans plus tard, le 25 ao\u00fbt 1958 continue de r\u00e9sonner comme un symbole de dignit\u00e9 et de fiert\u00e9 nationale. Cette date rappelle qu\u2019il existe des moments dans l\u2019histoire o\u00f9 le courage d\u2019une conviction peut changer le cours des \u00e9v\u00e9nements et inspirer des g\u00e9n\u00e9rations futures vers plus de justice et de libert\u00e9.<\/h3>\n<h3><strong>Minkael BARRY\u00a0<\/strong><\/h3>\n<h3><strong>Bibliographie<\/strong><\/h3>\n<h3><strong>AMEILLON, Bernard, La Guin\u00e9e : bilan d\u2019une ind\u00e9pendance, Fran\u00e7ois Maspero, Paris, 1964<\/strong><\/h3>\n<h3><strong>DIALLO, Boubacar, S\u00e9kou Tour\u00e9 et l\u2019ind\u00e9pendance guin\u00e9enne, L\u2019Harmattan, Paris, 1997<\/strong><\/h3>\n<h3><strong>KEITA, Naman, \u00ab\u00a0Le r\u00e9f\u00e9rendum du 28 septembre 1958 en Guin\u00e9e : enjeux et cons\u00e9quences\u00a0\u00bb, in <\/strong><em>Revue fran\u00e7aise d\u2019histoire d\u2019outre-mer<\/em><strong>, tome 79, n\u00b0297, 1992, pp. 485-504<\/strong><\/h3>\n<h3><strong>T\u00e9moignages et m\u00e9moires<\/strong><\/h3>\n<h3>\u00b7\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <strong>CAMARA, Seydou, <\/strong><em>T\u00e9moignage : L\u2019ind\u00e9pendance de la Guin\u00e9e vue par un acteur<\/em><strong>, \u00c9ditions Ganndal, Conakry, 2008<\/strong><\/h3>\n<h3>\u00b7\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <strong>Sources journalistiques contemporaines<\/strong><\/h3>\n<h3><strong>Le Monde, \u00e9ditions des 26, 27 et 29 ao\u00fbt 1958, et du 29 septembre 1958<\/strong><\/h3>\n<h3><strong>France-Soir, \u00e9dition du 26 ao\u00fbt 1958<\/strong><\/h3>\n<h3><strong>L\u2019Humanit\u00e9, \u00e9ditions des 26 ao\u00fbt et 30 septembre 1958<\/strong><\/h3>\n<h3><strong>Horoya (journal officiel guin\u00e9en), \u00e9ditions de septembre-octobre 1958<\/strong><\/h3>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Conakry, capitale de la Guin\u00e9e fran\u00e7aise, 25 ao\u00fbt 1958, sous un soleil de plomb tropical, la ville bruisse d\u2019une effervescence inhabituelle. 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