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jeudi, septembre 24, 2026
ECONOMIE

PRODEIC : quand la diplomatie économique veut rapprocher la Guinée de sa diaspora et du secteur privé

La diplomatie économique guinéenne entend désormais s’appuyer davantage sur les compétences de sa diaspora et sur les acteurs du secteur privé. C’est dans cette perspective qu’une rencontre de travail s’est tenue ce mercredi 23 septembre entre la Confédération Générale des Entreprises de Guinée (CGE-GUI) et le ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger.

La rencontre s’inscrit dans le cadre du Programme-Cadre d’Appui à la Diplomatie Économique, à l’Intelligence Stratégique et à la Coopération Internationale (PRODEIC). L’initiative vise notamment à créer davantage de passerelles entre les institutions publiques, les entreprises guinéennes et les compétences établies à l’étranger.

Conduite par Maria Diané, secrétaire générale de la CGE-GUI, la délégation de la Confédération a échangé avec plusieurs acteurs de l’écosystème économique national. Parmi eux figuraient notamment la CCIAG, l’AGUIPE, représentée par son directeur, ainsi que le Guinea Development Board (GDB).

Au cœur des discussions : l’identification et la valorisation des compétences guinéennes installées à l’étranger. Les participants ont notamment évoqué le recensement, la qualification et la cartographie des expertises, des compétences et des entreprises guinéennes présentes hors du pays.

L’objectif est de mieux connaître ce potentiel et, surtout, de créer les conditions permettant de le connecter davantage aux besoins de l’économie nationale.

Pour la CGE-GUI, la diaspora ne doit pas seulement être considérée comme une communauté établie à l’extérieur du pays. Elle représente également un réservoir de compétences, d’expériences, de réseaux professionnels et de possibilités d’investissement.

« Pour la CGE-GUI, il s’agit de transformer la diaspora en un véritable réseau de compétences, de partenariats, d’investissement et d’opportunités pour les entreprises guinéennes », explique Maria Diané.

Cette approche entend ainsi dépasser la seule logique de mobilisation des ressources financières. Elle mise également sur le transfert de savoir-faire, la mise en relation des entreprises, l’accès à de nouveaux marchés et la création de partenariats entre les acteurs économiques guinéens et leurs homologues à l’étranger.

La remise des données déjà disponibles sur les compétences et les entreprises identifiées à l’étranger constitue, selon les participants, une première étape dans la mise en œuvre du PRODEIC.

À travers cette démarche, le secteur privé souhaite également être davantage associé à la construction de la diplomatie économique du pays.

« Nous sommes convaincus qu’une diplomatie économique efficace doit être proche des entreprises, attentive aux besoins du secteur privé et orientée vers des résultats concrets », souligne la secrétaire générale de la CGE-GUI.

L’enjeu consiste désormais à transformer les informations recueillies en actions concrètes : faciliter les connexions entre entrepreneurs, identifier des opportunités d’affaires, attirer des investissements et accompagner les entreprises guinéennes dans leur ouverture vers les marchés internationaux.

À terme, le PRODEIC entend ainsi contribuer à une meilleure articulation entre diplomatie, secteur privé, diaspora et coopération internationale.

Une ambition résumée en quelques mots par Maria Diané : « Mobiliser les compétences. Connecter les acteurs. Ouvrir les marchés. Attirer les investissements. Renforcer l’économie guinéenne. »

Rédaction

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