Dubréka : Clôture du Plan d’Élaboration de Développement Local (PDL) à Khorira

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Les autorités préfectorales, sous-préfectorales, communales et locales se sont réunies pour discuter des problèmes liés au développement à la base. Cette rencontre s’est tenue dans la maison des jeunes de la commune rurale de Khorirah, dans la préfecture de Dubréka, ce jeudi 28 août 2025.

Le Directeur préfectoral du Plan de Dubréka, Amadou Siré Dieng, a expliqué l’objectif principal de cette rencontre :

« C’est une rencontre de planification à long terme, car il s’agit d’une période de cinq ans, que nous appelons le Plan de Développement Local (PDL). C’est l’actualisation du PDL déjà existant. La rencontre s’est tenue dans les règles de l’art. Pour le moment, nous avons entendu des engagements pris de part et d’autre, non seulement par les citoyens, mais aussi par les autorités locales pour sa mise en œuvre. Nous avons bon espoir qu’elle sera effective, et nous sommes certains d’aboutir à des résultats d’ici les cinq prochaines années. Ce qui m’a le plus marqué, c’est que tous les points ont été affichés, c’est-à-dire que toutes les activités ont été proposées par les communautés elles-mêmes. Ce n’était pas une imposition de notre part. »

 

 

 

Il a également évoqué le manque criant d’infrastructures publiques dans cette localité :

« Il y a effectivement un déficit important en infrastructures publiques. Mais aujourd’hui, avec la nouvelle dynamique, il ne s’agit pas uniquement de construire, mais aussi d’exploiter de manière rationnelle et ordonnée ce qui existe. Les communautés doivent être orientées sur l’utilisation adéquate des infrastructures publiques, notamment en santé et en éducation. Les fonds seront orientés non seulement vers la sensibilisation, mais aussi vers la prise en charge des activités sur le terrain. La contribution des communautés passe par le paiement de leurs taxes, ce qui permettra aux autorités locales de financer les actions. Sans les taxes locales, il n’y a pas de baguette magique pour réaliser ces projets. Nous appelons donc les communautés à collaborer avec les autorités locales, car ces activités sont les leurs, ce ne sont pas des projets des autorités mais bien des projets communautaires. »

Ibrahima Bangoura, assistant technique au niveau du service de développement préfectoral, a partagé ses impressions :

« Je ressens une grande satisfaction. C’est une joie, car Khorirah organise depuis longtemps des sessions régulières, qu’elles soient ordinaires ou extraordinaires. Aujourd’hui, nous sommes dans le cadre de la réactualisation du PDL, un plan de développement local qui permet de planifier des actions sur cinq ans. Je suis très fier de Khorirah, et je sais que les choses avancent bien ici. »

Concernant les districts de la commune qui n’ont pas de sources de recettes, il a précisé :

« Aucun district n’est totalement dépourvu de recettes. Peut-être qu’ils ne savent pas comment les mobiliser, mais elles existent. Il peut y avoir un déséquilibre, mais nous avons pris les dispositions nécessaires pour les accompagner, les appuyer dans l’identification de ces sources de recettes. Un comité technique restreint sera mis en place, composé des présidents de districts, des chefs de services techniques et d’autres personnes ressources, pour réfléchir ensemble à la mobilisation des recettes locales. »

Très satisfait de cette rencontre, le président de la délégation spéciale de Khorirah, Issiaga Soumah, a lancé un appel aux présidents des districts relevant de sa juridiction :

« Je vous demande de favoriser la cohésion sociale, l’entente et l’unité. Car c’est seulement dans la paix que vous pouvez mobiliser les recettes dans vos districts. Même pour avoir un forage, si chaque personne contribue à hauteur de cent mille francs guinéens, c’est possible. Unissez-vous, continuez à sensibiliser les populations pour la mobilisation des recettes issues de leurs maisons, ateliers de soudure, salons de coiffure, briqueteries, chantiers, etc. Évitez les dépenses fiscales abusives ; seules les recettes non fiscales sont habilitées. Ne détournez pas les fonds institutionnels. Par exemple, si le budget de l’ANAFIC est destiné à la construction d’une école ou d’un centre de santé, ne l’utilisez pas pour construire une mosquée. Je vous félicite également pour l’engagement pris dans la construction des bureaux de districts, qui est en cours de réalisation. »

Pour plus de précisions sur les stratégies de mobilisation des recettes non fiscales, Hadja Mariame Dubréka Camara, Vice-présidente de la délégation spéciale de Khorirah, a ajouté :

« Vous avez remarqué que ces derniers temps je suis rarement au bureau. Je consacre mes démarches au développement de Khabita. Je sais que beaucoup ont été découragés par la mauvaise gestion des recettes communautaires par le passé. Mais croyez-moi, cette fois-ci, ça va marcher. Il faut aller vers les ressortissants de l’habitat, ceux qui ont investi ici. Chacun peut contribuer un peu au développement de notre localité. Les seules donations ne suffisent pas. »

Mohamed Lamine Dramé

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