actu

mardi, janvier 27, 2026
FeaturedNEWSSOCIÉTÉ

OGP : 207 agents laissés pour compte malgré une décision présidentielle

Alors que le Conseil d’administration de l’Office Guinéen de Publicité (OGP) s’est tenu le 27 novembre 2025, un groupe de 207 agents dénonçant leur exclusion malgré une décision présidentielle a démenti les propos du Directeur général, Aladji Cellou Camara. Recrutés en 2021–2022 et déjà enrôlés à la Fonction publique avec une enveloppe de 17 milliards GNF accordée pour régulariser leur situation, ces agents se disent toujours sans salaire ni statut. Ils exigent la réintégration, le paiement immédiat de leurs arriérés et la transparence sur l’utilisation des fonds publics.

 

Le dernier Conseil d’administration (CA) de l’Office Guinéen de Publicité (OGP) pour l’année 2025, tenu le jeudi 27 novembre au ministère de l’Économie et des Finances, a ravivé la colère et la frustration d’un groupe de 207 agents laissés pour compte malgré une décision présidentielle. Après la session, le Directeur général de l’OGP, Aladji Cellou Camara, avait tenu des propos aux médias qui ont été catégoriquement démentis par les agents concernés.

Par la voix de leur porte-parole, Oumar Camara, les travailleurs ont rejeté les déclarations du DG et lancé un appel direct au président Mamadi Doumbouya pour qu’il veille à l’application stricte de ses instructions. Ces 207 agents, recrutés en 2021–2022 sous la direction de l’ancien DG Madian Sidibé, avaient initialement signé un acte d’engagement qui a été transformé en contrat de stage sans explication, les laissant avec un salaire symbolique de 1,5 million GNF par mois pendant deux ans.

Après le départ de l’équipe Sidibé, la direction d’Aladji Cellou a promis « impartialité » et « zéro exclusion », mais les agents dénoncent des pratiques contraires à ces engagements. Selon eux, la nouvelle direction refuse de travailler avec le personnel recruté par Sidibé, arguant qu’il s’agit d’un « héritage » indésirable. « Ils oublient que nous avons des familles et des charges à assumer », témoigne un agent.

Face à ces tensions, le président Mamadi Doumbouya avait ordonné leur intégration à la Fonction publique et débloqué une subvention exceptionnelle de 17 milliards GNF pour régulariser leur situation, payer leurs arriérés et stabiliser leur statut. Chacun des 207 agents a été biométrisé et doté d’un reçu FUGAS, preuve administrative de leur prise en charge.

Mais selon eux, leurs noms ont été écartés des listes de paiement et remplacés par de nouvelles recrues introduites par la direction actuelle, laissant les 207 agents sans aucun salaire et sans statut reconnu. « C’est nous qui avons été recensés. C’est pour nous que l’État a payé les 17 milliards. Comment nos noms peuvent-ils être remplacés ? », s’indigne un agent. D’après eux, la subvention a été décaissée par le Premier ministre, mais n’a pas bénéficié aux 207 travailleurs concernés, malgré leur enrôlement officiel.

Aujourd’hui, ces agents affirment ne dépendre ni de la Fonction publique, ni de l’OGP. « Nous sommes en l’air. Nous n’existons nulle part, sauf pour justifier les 17 milliards », dénonce un autre membre du groupe. Ils annoncent une mobilisation progressive et déterminée, affirmant ne vouloir « rien de plus que l’application stricte de la décision présidentielle ».

Le groupe réclame :

1. Leur prise en compte par la fonction publique,

2. Le paiement immédiat de tous les arriérés accumulés,

3. La transparence totale sur l’utilisation de la subvention de 17 milliards GNF,

4. Le respect de l’autorité de l’État et des décisions présidentielles.

Cette affaire soulève des questions cruciales : comment des agents enrôlés officiellement à la Fonction publique peuvent-ils se retrouver sans statut ? Pourquoi leurs noms ont-ils été remplacés dans les listes de paiement ? Et surtout, comment une décision présidentielle peut-elle être contournée au sein d’une institution publique ?

Pour ces 207 travailleurs, le combat pour la dignité et la justice est loin d’être terminé. Ils promettent de poursuivre leur lutte jusqu’à la « réparation totale de leurs droits ».

 

Cherif Djiba Sano 

626641732

Related Posts

1 of 348

Leave A Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *