Ce mardi 19 novembre 2019, les femmes du FNDC ont organisé une marche blanche pour dénoncer les tueries enregistrées lors des manifestations en guinée. Apres cette marche, les femmes ont lancé un appel aux autorités compétentes dans un discours lu par Hadja Maimouna Bah.

Voici en intégralité le discours

Mes chères sœurs, Nous venons juste de marcher encore, nous venons exprimer notre colère face aux tueries persistantes des enfants de Guinée, nos enfants. Nous ne pouvons rester indifférentes face au sang qui coule et qui continue de couler malheureusement sur le sol guinéen depuis un certain nombre d’années. Récemment, durant les manifestations du FNDC contre la nouvelle constitution et le 3ème mandat pour Alpha condé, une vingtaine de jeunes gens ont été arrachées à la vie fauchées par des balles provenant des armes de guerres. Ce qui est le plus choquant, c’est quand les forces censées nous défendre tirent sur le cortège funèbre des 11 victimes que l’on accompagnait dans les dernières. Ce qui est plus choquant encore, c’est quand ces mêmes forces empêchent une prière correcte sur les morts et jettent les gaz lacrymogènes dans le cimetière, perturbant ainsi l’enterrement correcte des victimes. Avec la perturbation des prières dans la mosquée de Bambéto. L’attaque du cortège funèbre avec 4 morts et l’attaque du cimetière, notre pays la Guinée à atteint le plus bas niveau de la déshumanisation et de la banalisation de la mort. Mères et filles de Guinée, nous ne pouvons pas accepter cela. c’est pour cela que nous avons décidés encore de faire un cri de cœur à l’endroit de tout le peuple martyr de Guinée en particulier et la communauté internationale en générale. Nous devons mettre en exergue, bien que les victimes suite à la marche funèbre du 04 Novembre ne sont pas enterrés, les forces de répression, n’ont pas hésité à augmenté le décompte macabre en assassinant 4 autres jeunes. Ce qui nous amène à 08 morts couchés dans nos morgues qui ne sont pas encore enterrés.

Il faut que le massacre s’arrête.

Tout récemment Amnesty international qui a entendu nos cris de cœur précédent, a demandé dans un rapport aux gouvernements guinéens, de clarifier le cas d’une soixantaine de manifestants morts par balles depuis 2015.
Nous femmes de Guinée, nous nous joignons à cet appel pour demander la mise sur pied d’une commission d’enquête internationale pour mettre a nu la vérité sur ses cas de morts dans notre pays. Ainsi les mamans pourront enfin faire leur deuil et cela sera le début de la fin de l’impunité dont les auteurs de crimes de sang ont bénéficié jusqu’à présent.
Vive les femmes guinéennes
Vive la Guinée
Vive la paix
Nous vaincrons

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