Dans le cadre de la lutte contre la propagation du COVID 19 qui sévisse le monde à travers des cas de contamination et de décès a travers le monde. En Guinée, cette pandémie inquiète a plus d’un titre au niveau des autorités, et les citoyens. Face à cette situation, notre rédaction a tendu le micro à Mr Saliou DIALLO, président du Conseil d’Administration( CA) du consortium Paix et gouvernance (CPEG) pour parler de la situation sanitaire du pays. Au cours de cet entretien, Saliou DIALLO a déploré la gestion de lutte de cette pandémie par les autorités en charge, avant d’annoncer des activités de sensibilisation par le consortium.

À l’entame de son intervention, le président du Conseil d’Administration( CA) du consortium paix et gouvernance (CPEG) a tout d’abord déploré la gestion de cette pandémie pour la lutte contre sa propagation par les autorités. « Je déplore la manière par laquelle les autorités gèrent cette situation de crise sanitaire mondiale de COVID 19. Les mesures prises pour stopper la propagation sont insuffisantes et pas de sérieux, j’ai comme l’impression que les autorités n’en font pas une priorité la question sanitaire . Je me pose souvent la question à quoi l’expérience de gestion de la maladie à virus Ebola a servi en guinée . L’on se souvient dans un  passé récent l’ANSS nous disait qu’ils sont suffisamment prêts pour faire face à n’importe quelle situation sanitaire.  Tout au début, nous avons crié haut et fort sur tous les réseaux sociaux pour demander au gouvernement de fermer l’aéroport et les autres entrées mais, c’est après le mal que les mesures de fermeture ont été prises ».

Cependant, il estime que les mesures prises par le gouvernement que c’est insuffisant et qu’ils n’ont pas utilisé la bonne solution pour faire face à cette pandémie.« Le confinement des Guinéens doit se faire la journée la nuit ; je m’explique il y a moins de 10% de la population guinéenne qui travail la nuit ou se promené dans les rues. Par contre, les mariages, baptêmes, et autres cérémonies se font la journée et continuent à se faire jusqu’à présent, les taxis et munis bus et même les bus continuent à faire le plein, les marchés sont bondés de monde aucune mesure à niveau. Les mesures sur le nombre de places dans les taxis et munis bus sont irréalistes, par ce que rien de concret sur l’accompagnement mais aussi sur le comment pour faire appliquer la mesure», a-t-il dénoncé.

Plus loin, il envisage des propositions au gouvernement guinéen pour stopper cette pandémie. « Il faut commencé par sensibiliser les forces de défense et de sécurité sur les mesures d’hygiène et de sortir dans les rues pour aider les autorités sanitaires et la police sur la gestion des consignes. Il faut leurs équipés, par ce qu’ils sont les plus exposés aujourd’hui, faites un tour dans les carrefours ou dans les commissariats vous verrez. Pourtant ils ont une vie aussi et des familles. C’est ainsi nous en demandons humblement au gouvernement de confiner Conakry durant 3 semaines et les régions déjà touchées par la pandémie durant la journée. Fermez les commerces n’ont essentiel en cette période, fermez les marchés de 12h à 5h du matin. Laisser faire rentré uniquement de l’intérieur les ambulances et les nourritures ».

Parlant des activités réalisées par le consortium depuis le tout premier cas jusqu’à nos jours, il dit ceci:  « Nous sommes déjà sur le terrain depuis le début avant mêmes le premier cas, nous étions en train d’alerter, et maintenant nous sommes en train de sensibiliser sur les réseaux sociaux (des messages, des vidéos et chaque organisation a eu à faire de façon individuelle), dans les familles et certains quartiers de la commune de Ratoma et de Matoto. Nous envisageons de faire des sensibilisations dans les débarcadères de Forécariah, Boffa et Conakry via nos antennes et dans 2 sous-préfectures et la commune urbaine de Labé. Tout çà constitue notre apport nous n’attendons pas le gouvernement, c’est un devoir de citoyen et des organisations non gouvernementales « ‘ agir là où l’État n’existe pas »‘».

Pour terminer, il lance un message à la population et aux autorités : « Nous exhortons chaque citoyen de croire à cette maladie devenue problème mondial de santé de nos jours, donc, une pandémie de sensibiliser autour du choix même et d’être exigeant.  Expliquer aux différentes familles, sur le bien-fondé de l’abstention, de participer aux différentes cérémonies en ce moment pour sauver des vies. Aux autorités d’être rigoureux dans les décisions çà y va de l’avenir du pays même et d’anticiper sur les choses sans quoi le pire nous guette nous ne souhaitons pas. Notre plus grande inquiétude, c’est le mois de ramadan avec tout son mouvement et engagement des citoyens musulmans ou non», a-t-il conclu.

Bolokada Sano