Plus de 30 manifestants sont morts ce jeudi 28 novembre dans le sud de l’Irak, dans des affrontements avec les forces de l’ordre. Les violences ont franchi un nouveau palier ces derniers jours, y compris à Bagdad.

Des tirs de balles résonnent régulièrement dans la rue Al Rasheed, dans le centre-ville de Bagdad. Depuis plusieurs jours, cette rue historique de la capitale irakienne prend des airs de ligne de front. « Les forces de sécurité nous tirent dessus, à balles réelles ! Et ils utilisent des grenades lacrymogènes, normalement interdites ! », se révolte Ali, 28 ans, le visage dissimulé sous une cagoule noire.

Un peu plus loin, les manifestants escaladent les murs de protection qui les séparent des forces de sécurité, pour leur lancer des pierres ou des cocktails Molotov. En retour, des tirs résonnent, une nouvelle fois, provoquant un mouvement de panique parmi les protestataires.

Ammar, vêtu d’une combinaison rouge, se retranche derrière un mur, les larmes aux yeux. « On est venu pour participer à des manifestations pacifiques, et depuis le début, près de 400 personnes sont mortes ici. Pourquoi tous ces jeunes hommes sont morts. Pourquoi ? », demande-t-il au micro de notre correspondante dans la capitale irakienne, Lucile Wasserman. Selon un bilan établi par l’AFP, 380 personnes sont mortes dans les violences qui secouent le pays depuis deux mois, auxquelles s’ajoutent quelque 15 000 blessés.

Rfi.fr

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