Je ne suis pas pour le chef, je suis pour le pouvoir.
Cette nuance, capitale mais souvent mal comprise, résume toute ma vie politique. Car en Guinée, défendre le pouvoir d’État, c’est-à-dire les institutions, la légitimité républicaine, la stabilité nationale est trop souvent confondu avec une fidélité personnelle au dirigeant du moment. Or, mon engagement ne se mesure pas à l’aune des hommes, mais à celle de la Nation.
Je l’affirme sans détour : ma vie politique est attachée à la Guinée, pas à une personne. Les hommes passent, les régimes se succèdent, mais la Guinée demeure. Et c’est à elle seule que va ma loyauté.
On peut respecter un chef, on peut même l’admirer pour ses qualités ou ses choix courageux, mais aucune admiration ne doit supplanter le devoir envers la République.
Je crois au pouvoir parce qu’il incarne l’ordre, la continuité, la souveraineté. Ce pouvoir, quand il s’exerce dans la légalité et dans l’intérêt du peuple, doit être défendu, quel que soit celui qui l’exerce. C’est cela, le sens profond de ma fidélité politique : être du côté de l’État, pas des ego.
Dans un pays où la politique se vit trop souvent comme un jeu d’alliances et de trahisons, il faut rappeler une vérité simple : la loyauté à un homme est une émotion ; la loyauté à la Nation est un principe.
Et les principes, eux, ne se renient pas.
Je ne suis pas pour un camp, ni pour un clan.
Je suis pour la Guinée, pour son autorité, pour sa dignité, pour son avenir. Et tant qu’il restera en moi une parcelle de souffle, je parlerai pour rappeler cela : l’engagement politique n’est pas un culte, c’est une responsabilité.
Que Dieu protège la Guinée et bénisse les Guinéens.
Honorable Cheick Tudiane Traoré
Vice-coordinateur / Porte-parole AFP










