Approche de la fête de Ramadan : les clients ne se bousculent pas au marché de Matoto

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Dans quelques jours, les fidèles musulmans vont célébrer la fête marquant la fin du mois de Ramadan. L’heure est aux préparatifs pour la fête dans les marchés de la capitale guinéenne. L’occasion sera mise à profit pour l’achat de tenues de fête. Toutefois, l’engouement n’est pas de mise au marché de Matoto, un des grands marchés de Conakry.

Malgré l’imminence de la fête marquant la fin du Ramadan, les clients ne se bousculent pas devant les étales, boutiques et autres magasins du marché de Matoto. Pourtant, les vendeurs ont mis le paquet en se procurant d’objets divers.

Interrogées sur la situation qui prévaut, de nombreuses marchandes expriment leur inquiétude. Pour madame Diallo, née Hawa Barry, vendeuse d’habits et de chaussures pour enfants, « actuellement, le marché est vide. Si voulez, vous allez jouer au ballon dans le marché. Voilà qu’on a acheté assez de marchandises pour la fête et chèrement, mais les clients ne viennent pas. L’année dernière aussi, c’était comme ça. Les quelques rares clients qui viennent ne font que demander, ils n’achètent pas. Ils crient à la cherté des prix et disent ne pas avoir d’argent. Ils n’achètent pas, bien que certains d’entre eux discutent beaucoup sur les prix ».

Cependant, la vendeuse reconnait la cherté des prix. « A la différence de l’année dernière, les articles ne coûtaient pas chers comme cette année. Ici, moi je vends des complets pour les filles et les garçons et des chaussures. Les robes varient entre cent mille et cent trente francs guinéens. Les complets jupes se vendent entre cent mille et cent cinquante mille francs guinéens. Les chaussures se négocient entre trente mille et trente cinq mille », a-t-elle expliqué.

Pour sa part, Fatoumata Cissé revend des vêtements pour dames et des effets de parure qu’elle importe du Sénégal. « Je vends des habits en provenance de Dakar, mais aussi des chaussures et des colliers pour les femmes. Les chaussures sont à 130 mille et 150 mille francs guinéens. Les robes elles, se négocient entre 350 et 500 mille francs guinéens. Les robes en tissu léger, nous les vendons à 250 mille francs guinéens. Il y a aussi le modèle Macky Sall pour les femmes, qu’on revend à 250 mille francs guinéens. Quand aux voiles, le prix varie entre 250 mille et 600 mille francs. Nous vendons les colliers de 50 mille à 250 mille ».

Pour ce qui est des prix, Fatoumata Cissé reconnait que les prix sont chers et que c’est ce qui explique la rareté des clients. « Les gens s’inquiètent pour ces prix. Ils disent que c’est cher. Cette année, ça ne bouge pas. Nous sommes là, on ne sent même pas que la fête arrive. Le marché est calme. L’année dernière, il y avait de l’embouteillage dans le marché. Chacun gagnait un peu. Mais cette année, non », se lamente la jeune femme.

Hadja Kadiatou Sow est pour sa part est vendeuse de bazins. Elle se montre plutôt fataliste. « On ne se plaint pas. On remercie Dieu. Ça marche petit à petit. Il y certains qui viennent acheter. Seulement, la plupart des clients viennent demander, mais ils nous disent que les prix sont élevés. Finalement, ils partent sans acheter. Si non, on a les vêtements ici pour les hommes et les femmes. Les Bazins pour les femmes, nous les vendons à 600 mille, 650 ou à 700 mille francs guinéens. Pour les hommes, le complet se vend à 700 et 750 mille francs guinéens. Les complets jupe se vendent à cent mille FG. Les complets Makcy Sall se négocient entre 200 mille et 250 mille francs ».

Guineematin.com

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