actu

mercredi, octobre 7, 2026
ECONOMIE

Conakry : La CGE-GUI au cœur des échanges sur le financement du développement de la Guinée

À l’occasion de la présentation du Rapport Pays 2026 de la Banque africaine de développement (BAD), le patronat guinéen a pris part, mardi 6 octobre à Conakry, à un atelier consacré à la mobilisation des ressources nécessaires au financement du développement de la Guinée. Les discussions ont notamment porté sur le rôle du secteur privé, le contenu local et l’intégration des entreprises guinéennes dans les grands projets d’investissement.

La Confédération Générale des Entreprises de Guinée (CGE-GUI) a participé, mardi 6 octobre 2026, à un atelier de dialogue organisé au siège du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) à Conakry, à l’occasion de la présentation du Rapport Pays 2026 – Guinée.

Placée sous la présidence de M. Laté Dodji Lawson Zankli, Représentant pays du Groupe de la BAD en Guinée, la rencontre a été conduite par Mme Viviane Laure Mamno Wafo, Économiste pays. Elle a réuni différents acteurs autour d’une question centrale : comment mobiliser davantage de ressources pour accompagner le développement économique de la Guinée dans un contexte international marqué par de profondes mutations et incertitudes ?

Intitulé « Mobiliser des ressources à grande échelle pour le financement du développement de la Guinée dans un monde fragmenté », le Rapport Pays 2026 examine les perspectives économiques du pays et les besoins de financement nécessaires à la réalisation de ses ambitions de développement.

Une attention particulière est accordée aux investissements liés notamment au Programme Simandou 2040, considéré comme l’un des principaux leviers de transformation économique du pays.

Au-delà de la mobilisation des capitaux, les échanges ont surtout mis en évidence un enjeu essentiel : parvenir à transformer ces ressources en investissements productifs, en emplois et en davantage de valeur ajoutée pour l’économie nationale.

Dans les discussions, la place du secteur privé guinéen a occupé une position importante. Pour les représentants du patronat, la réussite des grands investissements ne peut être appréciée uniquement à travers les volumes de capitaux mobilisés ou les infrastructures réalisées.

Elle doit également se mesurer à la capacité de ces investissements à créer des opportunités pour les entreprises locales.

La question du contenu local, en particulier, a fait l’objet d’une attention soutenue. L’intégration des très petites, petites et moyennes entreprises (TPME) guinéennes dans les chaînes de valeur apparaît comme un enjeu majeur.

Cela passe notamment par un meilleur accès au financement et aux équipements, le renforcement des capacités des entreprises, le transfert de compétences et la possibilité pour les acteurs locaux de répondre aux exigences des grands donneurs d’ordre.

Les échanges ont également porté sur l’impact des grands investissements dans les secteurs minier, logistique et énergétique sur le tissu économique national.

Le Rapport Pays souligne la nécessité de mettre en place des mécanismes plus opérationnels afin de rapprocher les grands donneurs d’ordre des entreprises guinéennes et de favoriser davantage de partenariats et de possibilités de sous-traitance.

Pour la CGE-GUI, cette question est particulièrement importante. La mobilisation de financements à grande échelle doit, selon le patronat, s’accompagner d’une participation plus forte des entreprises nationales à la création de valeur.

L’enjeu est également de permettre aux entreprises guinéennes de se positionner durablement dans les chaînes de sous-traitance, de développer leurs capacités, de créer des emplois et de contribuer davantage à la transformation productive du pays.

Au terme des échanges, une conviction se dégage : la dynamique actuelle d’investissement doit pouvoir bénéficier plus largement au secteur privé national.

Cela suppose un dialogue régulier et constructif entre l’État, le secteur privé et les partenaires techniques et financiers, mais aussi la mise en place de conditions permettant aux entreprises guinéennes de saisir les opportunités liées aux grands projets.

Pour la CGE-GUI, l’objectif est donc de faire en sorte que les investissements mobilisés pour la Guinée ne se limitent pas à financer des projets, mais contribuent également à l’émergence d’un tissu entrepreneurial plus solide, plus compétitif et davantage intégré à l’économie nationale.

À travers sa participation à cet atelier, le patronat guinéen entend ainsi contribuer au débat sur les conditions permettant de faire des grands investissements un véritable moteur de création de valeur locale, d’emploi et de compétitivité pour les entreprises guinéennes.

Rédaction

 

Related Posts

1 of 52

Leave A Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *