Éducation : quel impact du Coronavuris sur l’école Guinéenne ? (s’interroge Aboubacar Mandala Camara)

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Le CORONAVIRUS, appelé encore COVID-19, apparu fin Décembre 2019 en Chine, a fait aujourd’hui plus de 30 000 victimes et touché la terre tout entière. Et, malheureusement, il continue à faire des ravages.

Sur le plan éducatif, selon l’UNESCO, au 31 Mars 2020, la pandémie du COVID-19 a causé : la fermeture des établissements scolaires dans 185 pays, soit 1 542 412 000 apprenants touchés (89,4% de l’ensemble des apprenants) et 63 millions d’enseignants touchés.

-Qu’en est-il de la Guinée ?

-Quel impact le COVID-19 pourrait-il avoir sur le système éducatif guinéen ?

-Quelles précautions devrait-on prendre pour sauver notre école ?

En effet, à la veille du double scrutin du 22 Mars dernier, les ministères en charge de l’éducation ont donné un « congé exceptionnel » à l’ensemble des élèves, étudiants et professionnels de l’éducation allant du jeudi, 19 au Mardi 24 Mars 2020 inclusivement. Un congé qui fut prorogé sine die sans motif explicite par les mêmes ministères, puis, cadré dans un délai de deux semaines par le Président de la République lors de sa récente adresse à la Nation ; cette fois, pour raison du COVID-19. Ainsi, ce sont plus de 2 500 000 élèves et étudiants, tous niveaux confondus, qui sont forcés à rester à la maison.

Cette interruption des cours, d’une école guinéenne déjà moribonde, aura sans doute des conséquences nocives dont, entre autres :

-le retard dans l’exécution des programmes d’enseignement ;

-la baisse continue du nouveau des élèves et des étudiants ;

-la reconversion de beaucoup d’élèves et d’étudiants dans le petit commerce et autres activités lucratives ;

-l’exploitation abusive des enfants par leurs parents ou tuteurs dans les rues des centres urbains, Conakry en particulier ;

-le prolongement de l’année scolaire et universitaire (décalage du calendrier scolaire) ;

-la chute vertigineuse du taux d’admission aux examens  et concours (CEE, BEPC, Bac Unique,…) ;

-l’accentuation de la misère des enseignants, surtout ceux du secteur privé ;

-Etc.

Nombre d’observateurs et d’acteurs du système éducatif guinéen se demandent aujourd’hui : comment sauver l’école guinéenne des impacts du COVID-19 ?

Parmi les solutions possibles, nous pouvons noter :

-la mise en place de programmes de formation en ligne via les réseaux sociaux (WhatsAap, Messenger, facebook,…) et des plateformes numériques ;

-la vulgarisation des formations à distance de l’ISFAD (Institut Supérieur de Formation à Distance) pour le niveau supérieur ;

-le partage d’ouvrages en version numérique ;

-l’initiation de programmes quotidiens de formation médiatique pour tous les niveaux scolaire et universitaire ;

-initiation de groupes restreints de révision à domicile ou de lecture ;

-Etc.

Pour ce faire, tous les acteurs de l’éducation peuvent être mis à contribution : société civile, départements ministériels en charge de l’éducation, écoles, enseignants, élèves, diplômés sans emplois, étudiants, volontaires indépendants,…

Aboubacar Mandela CAMARA

Sociologue/Consultant en éducation/Auteur

 

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