Le Centre de Formation Professionnelle des Technologies de l’Information et de la Communication (CFPTIC) a accueilli une session de renforcement des capacités destinée aux journalistes des médias publics et privés, axée sur les techniques de détection et de lutte contre la fraude et la corruption dans le secteur de l’électricité.
Selon le site Ledenonciateur224, les responsables du secteur, s’exprimant à l’ouverture des travaux, ont souligné le rôle stratégique des médias dans un domaine aussi sensible, socialement crucial et parfois volatile que celui de l’électricité. Ils ont insisté sur la nécessité d’un renforcement continu des compétences des journalistes afin de garantir une information fiable, responsable et apaisée, capable de prévenir les dérives et d’éviter les tensions sociales.
Malgré les progrès enregistrés ces dernières années en matière d’accès à l’électricité en Guinée, le secteur reste confronté à de nombreux défis, notamment l’incivisme, les branchements clandestins et la perception erronée de l’électricité comme un service gratuit. Les intervenants ont rappelé que l’électricité est un produit marchand, impliquant des coûts de production, de transport, de distribution et de commercialisation, et qu’elle doit, à ce titre, être payée par les consommateurs.
Les participants ont également été sensibilisés aux conséquences juridiques liées aux pratiques frauduleuses. Tout consommateur ne disposant pas d’un abonnement régulier s’expose à des sanctions prévues par le Code pénal, pouvant aller jusqu’à des peines d’emprisonnement. Ces actions sont menées en collaboration avec les services antifraude de l’Électricité de Guinée (EDG), ainsi que les autorités judiciaires et policières.
Prenant la parole, un haut responsable a invité les journalistes à faire preuve de discernement et d’esprit d’investigation, notamment lors d’incidents tels que les incendies nocturnes, souvent attribués hâtivement à l’EDG sans analyse approfondie des causes réelles. Il a également salué les efforts du gouvernement et du ministère de l’Énergie dans la mise en œuvre d’une politique visant à réconcilier les Guinéens avec l’électricité, condition essentielle au développement durable.
En conclusion, les responsables de l’EDG ont réaffirmé leur disponibilité et leur ouverture à l’endroit des professionnels des médias. Ils les ont invités à se rapprocher de l’institution pour toute information à clarifier ou à compléter, dans l’intérêt d’une communication juste, équilibrée et constructive au service du public.
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