Le Premier ministre guinéen a récemment instruit l’ensemble des départements ministériels de publier les différents contrats signés depuis le 5 septembre 2021, date de l’arrivée au pouvoir du Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD).
Cette décision de la Primature suscite déjà des réactions dans la classe politique guinéenne. Invité de l’émission « Face à Télé-24 », le 18 août 2026, Hamidou Barry, président du Parti citoyens pour la défense des intérêts collectifs (PCDIC), a salué cette démarche, estimant qu’elle pourrait contribuer à davantage de transparence dans la gestion des affaires publiques.
« J’approuve la démarche du Premier ministre », a déclaré Hamidou Barry, qui estime qu’il est important de faire la lumière sur les différents contrats conclus par les départements ministériels depuis 2021.
Selon lui, plusieurs responsables et cadres se sont succédé au sein des différents départements depuis l’arrivée du CNRD au pouvoir. Il juge donc nécessaire de pouvoir identifier les décisions prises et les responsabilités de chacun.
« Depuis le 5 septembre 2021, ce sont les mêmes personnes qui se tournent au sein des différents départements, mais il faut savoir qui a fait quoi », a-t-il souligné.
Le président du PCDIC a également évoqué la question des marchés publics. Il estime que la publication des contrats permettra de mieux apprécier les procédures engagées et les conditions dans lesquelles certains marchés ont été attribués.
« Il faut reconnaître qu’avec le GMD, il y a eu beaucoup de passations de marchés. Il faut donc voir tous ces aspects-là », a-t-il ajouté.
Pour Hamidou Barry, la publication de ces documents constitue ainsi une occasion de renforcer la transparence et de permettre aux citoyens de mieux comprendre la gestion des ressources publiques au cours de la période concernée.
La mise à disposition de ces contrats devrait également permettre de mieux apprécier les réalisations, les engagements pris par l’État et, le cas échéant, les responsabilités des différents acteurs impliqués dans leur conclusion et leur exécution.
Aboubacar Camara










