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dimanche, novembre 8, 2026
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Guinée : Lancinè Sacko revient sur les investissements énergétiques réalisés sous la présidence d’Alpha Condé

Lancinè Sacko un des responsables et militant respecté par sa loyauté et sa persévérance de l’ancien parti au pouvoir a donné des clarifications suite à la sortie du ministre des affaires étrangères. De la construction des barrages hydroélectriques de Kaléta et de Souapiti à la modernisation des réseaux de transport et de distribution, il met en avant les infrastructures qui ont contribué à renforcer les capacités de production électrique du pays.

Dans son intervention, Lancinè Sacko est revenu sur la situation du secteur de l’électricité avant l’arrivée d’Alpha Condé au pouvoir. Selon les chiffres qu’il avance, la Guinée disposait alors d’une puissance totale installée de 235,15 MW. Toutefois, en 2010, seulement 118 MW étaient effectivement disponibles, toutes sources de production confondues, pour une demande estimée à près de 300 MW sur le réseau interconnecté.

À cette époque, les infrastructures de production, de transport et de distribution de l’électricité faisaient face à d’importantes difficultés, limitant considérablement la capacité du pays à répondre aux besoins des populations et des entreprises.

Face à cette situation, plusieurs projets structurants ont été engagés. Parmi les réalisations majeures figure le barrage hydroélectrique de Kaléta, dont les travaux ont été lancés en 2011. D’une capacité de 240 MW, l’ouvrage a été mis en service en 2015.

Selon les données présentées par Lancinè Sacko, cette infrastructure a contribué à améliorer sensiblement la situation énergétique du pays. Le taux d’accès à l’électricité serait ainsi passé de 51,82 % en 2014 à 86,46 % en 2018. Dans le même temps, la production électrique annuelle aurait progressé de 696 GWh à 1 876 GWh.

Des investissements importants dans les infrastructures électriques

Au-delà de la production, des investissements ont également été consacrés à la réhabilitation et à l’extension des réseaux de transport et de distribution. Ces travaux ont notamment bénéficié du soutien financier de la Banque islamique de développement (BID), de la Banque africaine de développement (BAD) et de l’Agence française de développement (AFD).

L’État a également acquis une centrale thermique de 100 MW afin de renforcer les capacités de production et de mieux répondre à la demande nationale.

Autre projet d’envergure : le barrage hydroélectrique de Souapiti. Lancés en décembre 2015, les travaux de cet ouvrage d’une capacité de 450 MW ont abouti à sa mise en service en décembre 2020.

En milieu rural, les efforts d’électrification ont également été poursuivis. Un partenariat conclu avec Huawei Technologies a notamment permis, selon les chiffres avancés, de raccorder 200 localités à l’électricité. Parallèlement, le réseau électrique a été étendu aux 33 préfectures du pays, en dehors de la zone du Grand Conakry. Les préfectures non alimentées par les barrages hydroélectriques ont, quant à elles, été dotées de groupes électrogènes thermiques.

L’interconnexion régionale, un autre axe stratégique

La Guinée a également renforcé son engagement dans les projets d’interconnexion électrique sous-régionale. L’objectif est de faciliter les échanges d’énergie avec les pays voisins, d’améliorer la sécurité de l’approvisionnement et de favoriser une meilleure intégration des réseaux électriques ouest-africains.

Plusieurs corridors sont ainsi concernés :

Le projet CLSG, reliant la Côte d’Ivoire, le Liberia, la Sierra Leone et la Guinée.

Le projet OMVG, qui s’inscrit dans une dynamique d’interconnexion entre le Sénégal, la Gambie, la Guinée-Bissau et la Guinée.

La ligne Koukoutamba-Manantali, destinée à renforcer les connexions entre le Mali et la Guinée, notamment à travers Labé et Linsan.

La ligne Guinée-Mali, avec un corridor passant notamment par N’Zérékoré, Beyla, Kérouané, Kankan, Fomi et Siguiri, en direction de Bamako.

À ces projets s’ajoute la réalisation de la boucle électrique nationale, dont le financement a été mobilisé pour renforcer le réseau de transport de l’énergie sur l’ensemble du territoire.

Cette boucle comprend notamment les axes suivants :

Linsan – Dabola – Kouroussa – Fomi – Kankan ;

Kankan – Kérouané – Beyla – N’Zérékoré ;

N’Zérékoré – Macenta – Guéckédou – Kissidougou – Faranah – Linsan.

Une capacité de production portée à près de 1 000 MW

Au terme de son argumentaire, Lancinè Sacko estime que les investissements engagés sous la présidence d’Alpha Condé ont permis de porter la puissance électrique installée de la Guinée à près de 1 000 MW.

Il considère que cette évolution a posé les bases d’un développement industriel plus ambitieux, en améliorant les capacités énergétiques du pays. Pour étayer son propos, il établit une comparaison avec les deux premières Républiques, affirmant que les réalisations de la période Alpha Condé représenteraient sept fois la puissance installée sous la Première République et deux fois celle de la Deuxième République, en seulement huit années, contre respectivement 26 et 24 ans.

Des ressources financières également consacrées aux infrastructures

Dans la dernière partie de son intervention, Lancinè Sacko évoque la gestion de certaines ressources financières mobilisées dans le contexte de la pandémie de Covid-19, ainsi que leur contribution au financement des infrastructures.

Il rappelle notamment que, le 28 août 2021, la Banque centrale de la République de Guinée a reçu 284 millions de dollars américains du Fonds monétaire international (FMI), dans le cadre de son mécanisme de soutien face aux conséquences de la pandémie.

Selon ses explications, ces ressources n’auraient été utilisées qu’à partir de 2022 et auraient contribué au financement de plusieurs projets d’infrastructures.

Il mentionne également l’existence d’environ 500 millions de dollars dans des comptes du Trésor situés hors du budget de l’État. Ces fonds auraient par la suite été intégrés et affectés à des dépenses d’infrastructures.

Enfin, il souligne que la reprise des travaux de la route Coyah-Dabola a été rendue possible grâce au règlement des arriérés de paiement de l’État envers les entreprises chinoises chargées de l’exécution du projet. Les travaux auraient ainsi pu se poursuivre, malgré des ajustements apportés au tracé initial.

À travers ce rappel, Lancinè Sacko entend mettre en lumière les investissements réalisés dans le secteur énergétique et les infrastructures sous l’administration d’Alpha Condé. Un bilan qui, au-delà des chiffres avancés, pose également la question de la durabilité des ouvrages, de leur entretien et de leur capacité à répondre, sur le long terme, aux besoins croissants des populations et de l’économie guinéenne.

Rédaction

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