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lundi, octobre 19, 2026
Société

Guinée : le ministère de l’Environnement mobilise des acteurs contre les plastiques à usage unique

Le ministère de l’Environnement et du Développement durable a organisé, ce lundi 19 octobre 2026 à Conakry, un atelier de renforcement des capacités destiné aux acteurs des médias, de la société civile, des confessions religieuses et des marchés. L’objectif est de renforcer leur engagement dans la lutte contre les plastiques à usage unique et de favoriser l’adhésion des populations à cette initiative environnementale.

La Guinée franchit une nouvelle étape dans sa lutte contre la pollution plastique. À l’initiative du ministère de l’Environnement et du Développement durable, dirigé par le ministre Fassou Théa, une cinquantaine d’acteurs se sont réunis à Conakry pour réfléchir aux stratégies de communication et de mobilisation citoyenne en faveur de la réduction, voire de l’interdiction, des plastiques à usage unique.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du décret pris par le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, visant à proscrire ces produits particulièrement nocifs pour l’environnement et la santé publique.

Face à la progression de la pollution plastique, visible aussi bien dans les rues de Conakry que dans les cours d’eau, les autorités misent sur la sensibilisation et la participation active des citoyens. Pour le gouvernement, l’application des textes réglementaires ne saurait, à elle seule, résoudre le problème sans une véritable prise de conscience collective.

L’atelier vise ainsi à renforcer les capacités des leaders d’opinion et des acteurs économiques en matière de communication et d’influence, afin de mieux informer les populations et de les encourager à adopter des comportements plus respectueux de l’environnement.

Les participants, issus notamment des médias, de la société civile, des communautés religieuses et des marchés, ont été amenés à réfléchir au rôle que chacun peut jouer dans cette transition écologique.

Les institutions publiques sont appelées à assurer la coordination des politiques et des actions engagées, tandis que les professionnels des médias sont invités à mettre leurs plateformes au service de l’information et de la sensibilisation. Les responsables communautaires et les acteurs économiques ont également un rôle essentiel à jouer pour relayer les messages et accompagner les changements de comportement.

À l’ouverture des travaux, le ministre Fassou Théa a insisté sur la nécessité d’accompagner progressivement cette transition, en tenant compte des réalités économiques des producteurs, des commerçants et des consommateurs.

L’enjeu est de faire évoluer les pratiques sans perdre de vue les difficultés auxquelles pourraient être confrontés les différents acteurs concernés. La sensibilisation, le dialogue et l’implication des communautés apparaissent ainsi comme des leviers essentiels pour favoriser l’appropriation de cette politique environnementale.

Au-delà de la dégradation du cadre de vie, les plastiques à usage unique contribuent à l’obstruction des ouvrages d’assainissement et menacent les écosystèmes terrestres et marins. Leur fragmentation en microplastiques suscite également des préoccupations croissantes en raison des risques potentiels pour la santé humaine et l’environnement.

À travers cette initiative, le ministère entend rappeler que la protection de l’environnement ne relève pas uniquement de la responsabilité des pouvoirs publics. Elle nécessite également l’engagement des citoyens, des entreprises, des organisations de la société civile et de l’ensemble des communautés.

Le gouvernement souligne ainsi que même une réglementation rigoureuse ne peut produire pleinement ses effets sans l’adhésion et la participation active de la population.

L’ambition affichée est de faire de chaque citoyen un relais de sensibilisation et de chaque communauté une actrice de la lutte contre la pollution plastique.

La réussite de cette démarche dépendra notamment de la capacité des différents acteurs à traduire les engagements en actions concrètes et durables. Pour la Guinée, la préservation de l’environnement et du cadre de vie constitue un défi collectif qui engage aussi bien les générations présentes que celles à venir.

Rédaction

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