Guinée : manque de médicaments pour les personnes vivant avec le VIH/SIDA…

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CONAKRY- Des milliers de personnes vivant avec le VIH/SIDA risquent de perdre la vie. La Guinée connaît une rupture d’antirétroviraux depuis plusieurs mois. Ce qui expose ces personnes à de graves conséquences pour leur santé.

« Au minimum, il y a 60 mille patients qui sont sous traitement. Mais, il y a eu que 30 mille boites qui sont venus pour un mois. Donc, c’est la moitié des patents qui va bénéficier des ARV.  A l’intérieur du pays, ils n’ont envoyé seulement qu’un petit stock à Kankan et Boké. Les sites de la ville de Conakry, on a ravitaillé un peu. Et c’est juste pour un mois. Alors que les ARV on ne doit pas faire de rupture, même pour une heure. Le retard pour une heure est dangereux pour la santé du patient, à plus forte raison une journée », a dénoncé la présidente des femmes vivant avec le VIH/ SIDA, interrogée par une journaliste d’Africaguinee.com.

Du côté du Comité national de lutte contre le Sida (CNLS), on rassure qu’un important stock d’ARV est disponible. Ce que dément la Présidente des femmes vivantes avec le VIH/SIDA.

« Il y a un petit stock qui est venu, mais qui est insuffisant par rapport au besoin. Depuis le 1erjuillet nous continuons à lancer des appels à l’endroit des autorités pour ne pas qu’elles croisent les bras, qu’elles continuent à fournir des efforts pour ne pas qu’il y’ait des ruptures. S’ils ont des stocks qu’est ce qui les empêche de déposer dans les sites ?  là où les patients en ont besoin », réplique la présidente.

Selon des indiscrétions, l’incendie survenu en juin 2017 dans plusieurs magasins de stockage des produits pharmaceutiques de la Pharmacie Centrale de Guinée est d’une part la cause de cette rupture en ARV.

A l’hôpital du Jour de Donka, plusieurs patientes étaient en attente pour recevoir leur dotation en antirétroviraux.

Une responsable à l’hôpital du Jour s’est justifiée sur les causes de cette rupture.

« La quantité avait baissé dans certains sites de Conakry. Donc on était tellement envahis, on pouvait avoir jusqu’à 600 malades par jour. Sincèrement, nous ici on n’a pas eu de  rupture. On a continué à servir, ça manquait par moment. Il y a des patients qui sont venus nous dire qu’il y a manque de médicaments. Quand on regarde la date on voit que le rendez-vous a été toujours respectée. Nous ici on a jamais fermé, on n’a continué à travailler », rassure Dr Naroumba, pharmacienne.

En Guinée, 125 mille personnes vivantes avec cette maladie virale seraient en attente de traitement sous ARV.

Pour Africaguinee.com

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