Guinée : vers l’application de la loi anti-corruption

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La direction nationale de la législation en partenariat avec le PNUD a organisé un atelier de trois jours ce mercredi 31 octobre 2018 à Conakry en présence du ministre de la justice et des gardes des seaux. L’objectif était de relire et adopter quatre textes d’application de la loi anti-corruption.

Dans sa communication, le directeur national de la législation, Mohamed Lamine kaba, a déclaré que cet atelier vise fondamentalement les  trois textes qui sont importants.  Selon lui, le premier porte sur la déclaration du patrimoine par les personnalités autres que celles visées par l’article 36 de la constitution, le deuxième texte porte sur les attributions, le fonctionnement et organisation de l’agence nationale de lutte contre la corruption et le troisième porte sur les procédures de réception des plaintes, des dénonciation et la protection des lanceurs d’alerte.

Poursuivant, il a rappelé que  cette lutte doit être accompagnée par la prise en compte de trois exigences. « La première, il y a une volonté de lutter contre la corruption, la volonté à été exprimée par le président de la république, qui a poussé l’adoption de la loi 041 du 04 juillet 2017 portant prévention, détection et la répression de la corruption et des infractions assimilées. En résumé, c’est pour dire que si nous voulons parfaire notre législation, améliorer le contenu de nos textes, il faut s’inscrire dans un esprit participatif, c’est pourquoi nous avons organisé cet atelier de trois jours pour revoir, donner avis concernant les trois textes dont je viens de citer », indique-t-il.

Pour sa part, le directeur Pays adjoint en charge des opérations du PNUD guinée, Titus Osundina a remercié le gouvernement guinéen d’avoir fait le combat contre la corruption comme l’une de ses priorités.

De son coté, le ministre de la justice, garde des sceaux, Maître Cheick Sacko, a indiqué qu’il est temps que les textes d’application soient pris dans la lutte contre la corruption. « Il faut qu’on montre que notre pays ne sera plus à la remorque et que dans ce pays nous luttons contre ce phénomène qui est à la fois africain et mondial » dit-il.

A noter que cet atelier prend fin vendredi 02 novembre 2018 à Conakry.

Aboubacar Pastoria Camara

 

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