Prêter serment sur un putsch : Le comble du ridicule (Ousmane Gaoual Diallo)

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Alpha n’a jamais gagné une élection en Guinée. Sous Lansana Conté son échec était souvent attribué au régime militaire. L’arbre squelettique avait tenté à vaines et maintes reprises de cacher la forêt.

En 2010 et un peu plus tôt, la page Conté est définitivement tournée, ce fut la course au fauteuil présidentiel. Grands témoins des manigances et coups bas de l’époque, l’on découvrait peu à peu l’ombre d’un dictateur aidé par des imbéciles.

La plupart se retrouveront vite dans la nasse de l’apprenti sorcier, le faux démocrate haineux et revanchard. C’est sans compter ces années de pièges qu’il aura tendus à ses prédécesseurs contre les intérêts supérieurs de la Guinée.

L’œuf d’un dictateur zélé venait d’éclore. Un premier mandat puis un second, chacun avec son cortège de malheurs et de complots permanents devant un peuple clément bien que désabusé. Et vint l’idée de perpétuer le supplice.

10 ans après, bienvenue au pays de nulle part où ni paix ni pain ne sont à portée de main. Même pas 10 km de nouvelles routes bitumées ou d’infrastructures sanitaires hormis quelques recyclages honteux et les hôtels du bail et de la débauche, etc.

La Guinée de 2010 à 2020 c’est plus de 50 ans en arrière contrairement à ce que laisse croire le régime putschiste et son chef rebelle.

Après avoir triché pour la énième fois aux élections et au regard de tous ses échecs, alpha qui joue la routine, sait bel et bien, une fois de plus, que sa prestation de serment ne sera que de façade.

L’élu du peuple reste et demeure le candidat de l’UFDG et l’ANAD. Cellou Dalein Diallo est le président légitime dont la victoire a été à nouveau confisquée au soir du 18 octobre 2020.

Un dictateur qui prête serment sur une constitution chiffonnée au prix d’élections et d’un référendum constitutionnel biaisés, du sang et de la répression – n’est pas digne de la fonction présidentielle.

La peur est si forte dans le camp des putschistes que l’entrée de Kaloum est assiégée depuis quelques heures. Les imposteurs en poules mouillées livrent les paisibles citoyens et leurs véhicules, à une fouille systématique sur fond de harcèlement.

Quant aux détenteurs de taxis-motos qui affrontent eux aussi le quotidien, l’accès au centre-ville leur est tout simplement interdit, une discrimination honteuse et révoltante.

Le pays est quasiment militarisé ce lundi, veille du couronnement de l’imposture d’État.

Tous les Chefs d’État et de gouvernement qui font le déplacement pour soutenir ce coup d’éclats paroxyste du 15 décembre, tacheront leur mandat et leur carrière du sceau de l’anarchie et d’une gouvernance rétrograde.

Nous nous opposerons sans coup férir à cette farce, nous clouerons au pilori cette dictature qui foisonne et met en péril l’existence de la Guinée. Repos éternel aux martyrs de la démocratie, force et courage à tous les prisonniers politiques.

Le combat continue.

Pas De Recul

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