À Conakry, une étape décisive vient d’être franchie pour le commerce guinéen. La Confédération Générale des Entreprises de Guinée (CGE-GUI) a participé à la présentation officielle de la nouvelle procédure d’inspection et de mise en quarantaine des produits. Un tournant stratégique qui vise à sécuriser les échanges tout en stimulant la compétitivité des entreprises locales.
Une dynamique collective s’installe autour de la régulation du commerce extérieur en Guinée. À l’occasion d’une conférence de presse stratégique réunissant la Direction Générale des Douanes, le Ministère de l’Industrie et du Commerce, le Bureau National d’Inspection et de Mise en Quarantaine (BNIQ), les associations de consommateurs et les acteurs du secteur privé, les autorités ont officialisé le lancement de la nouvelle procédure d’inspection et de mise en quarantaine des produits.
Présente pour porter la voix des acteurs économiques, la Secrétaire Générale de la CGE-GUI, Maria Diané, a souligné l’importance capitale de cette initiative pour le tissu entrepreneurial guinéen : « Cette réforme marque une étape majeure dans la modernisation de notre commerce extérieur. Elle vise à renforcer les contrôles sanitaires et phytosanitaires, garantir la conformité des marchandises, protéger les consommateurs, mais aussi offrir un meilleur accès aux produits guinéens sur les marchés régionaux et internationaux. »
Si la démarche est saluée par le monde des affaires, la réussite de sa mise en œuvre opérationnelle nécessite une collaboration étroite entre les administrations publiques et les opérateurs économiques. La Secrétaire Générale du Patronat a tenu à rappeler la vision des entreprises pour une transition réussie : « La réussite de cette réforme repose sur quatre piliers fondamentaux : la transparence, la prévisibilité, la concertation continue avec le secteur privé et la simplification des procédures. »
Consciente des défis d’adaptation, notamment pour le réseau des Petites et Moyennes Entreprises (PME), la CGE-GUI s’est dite pleinement mobilisée pour accompagner les autorités dans les campagnes d’information, de sensibilisation et de renforcement des capacités sur le terrain.
L’enjeu majeur de cette nouvelle réglementation réside dans l’équilibre entre la rigueur des contrôles et la rapidité du passage en douane. En conclusion de son intervention, Maria Diané a résumé l’ambition partagée par l’ensemble des acteurs économiques : « La modernisation de nos mécanismes de contrôle doit concilier deux impératifs : garantir la sécurité des échanges et préserver la fluidité du commerce. C’est à cette condition que nous renforcerons la compétitivité de nos entreprises et soutiendrons le développement économique national. »
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