Dr Dansa Kourouma après le rapport de la CEDEAO: « le fichier a connu une évolution vers une amélioration »

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Du 21 aout au 24 septembre 2020, des experts de la CEDEAO ont travaillé sur le fichier électoral guinéen. L’objectif était de contrôler le travail de la commission électorale nationale indépendante (CENI) par rapport à l’assainissement de fichier. Après plus d’un mois de travail, ces experts ont présenté leur rapport à la presse nationale et internationale ce mercredi 23 septembre 2020 à Conakry.

Le président du conseil national des organisations de la société civile guinéenne (CNOSCG), Dr Dansa Kourouma se réjouit du travail abattu. «J’ose vous dire que le fichier a connu une évolution vers une amélioration. La masse électeur potentielle qu’on a enregistrée lors de la dernière révision exceptionnelle ressemblait à une hypertrophie du fichier qui était en faveur de quelqu’un. Mais, après le travail des experts de la CEDEAO, les statistiques qui sont réalisées avec un seuil de concordance autour de 42% entre le fichier électoral et le recensement général de la population, j’ose vous dire que le fichier a été décompressé », déclare-t-il.

Selon lui, le fichier est un ensemble de donné informatique que le citoyen lambda n’a pas accès. « Mais nous avons accès à la cartes d’électeurs, les répartitions des cartes électeurs est une autre opportunité d’assainir le fichier. Il faut éviter et de faire en tel sorte que les morts n’aient pas de cartes d’électeur, que les cartes d’électeurs soient remises à des électeurs qui existent. Éviter que les enfants n’aient de cartes d’électeur,  c’est pourquoi le contrôle de la distribution des carte d’électeur est une autre opportunité de contrôler la fiabilité du fichier », dit-il.

Pour finir, le président du CNOSCG a fait des recommandations. « Il ya eu des avancés significatives, mais le fichier est loin d’être parfait, par ce que c’est une évolutive. Nous recommandons deux choses : premièrement,  le respect du code électoral notamment, le respect de la période de révision ordinaire du fichier électoral. Deuxièment, la Guinée doit se doter d’un Etat civil décentralisé dont la gestion doit se faire sur une base informatique. Sans un état civile fiable, le fichier électoral sera toujours un Objet de discutions, c’est pourquoi, les dirigeants d’aujourd’hui et ceux qui prétendent diriger la Guinée demain, chacun de nous doit œuvrer pour que l’état civile soit a la hauteur de nos attentes », lance-t-il.

Salifou Bountou Camara

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