actu

dimanche, août 9, 2026
NEWS

KPC OU LA RECHERCHE PERMANENTE D’UNE CIBLE

Il faut parfois savoir regarder au-delà du bruit médiatique et des réseaux sociaux. Depuis quelque temps, quelque chose se murmure, se chuchote et se planifie. Ça se partage à demi-mot, aussi bien dans certains cercles de la diaspora que dans certains milieux en Guinée. Un nom revient.  KERFALLA CAMARA (KPC), comme si certains avaient décidé qu’il fallait absolument trouver une cible, comme s’il fallait désigner quelqu’un sur qui déverser frustrations, rancœurs, haines et venins.

Et, à force d’entendre les mêmes discours, les mêmes insinuations et les mêmes attaques, une question finit naturellement par se poser. Sommes-nous réellement à la recherche de la vérité ou sommes-nous simplement à la recherche d’une cible ?

Une cible facile ?

Il y a, dans notre société, une étrange tendance à considérer qu’une personne qui réussit doit nécessairement avoir quelque chose à se reprocher. Être riche en Guinée, devient un problème, avoir des marchés publics avec l’Etat, un autre problème. Travailler avec les autorités politiques et administratives, un problème aussi. Travailler avec tous les régimes, problème aussi. Finalement, que faire exactement pour le guinéen?

KPC est un entrepreneur. Il n’est pas un homme politique et ne dirige pas un parti politique. Il ne gouverne pas la Guinée. Son métier est de construire, d’investir, de développer ses entreprises et de travailler avec les institutions et les autorités du pays. Et dans un État, une entreprise qui veut travailler avec l’administration et participer à l’économie nationale est nécessairement appelée à composer avec les autorités politiques du moment. Cela ne signifie pas soutenir un régime. Cela signifie exercer une activité économique dans son propre pays. Faut-il reprocher à un entrepreneur de travailler avec les régimes successifs ?

Voilà une question que certains semblent volontairement éviter. Un entrepreneur doit-il changer de métier chaque fois qu’un gouvernement ou un régime change ?

Doit-il refuser de travailler avec les institutions parce qu’il ne partage pas nécessairement toutes les orientations politiques du pouvoir en place ?

Doit-il devenir opposant pour prouver son indépendance ?

Soyons sérieux. Dans tous les grands pays africains et dans le monde, les entrepreneurs travaillent avec les institutions de l’État, quel que soit le gouvernement en place. Aliko Dangote travaille avec les autorités nigérianes successives. Tony Elumelu évolue dans un environnement institutionnel marqué par plusieurs gouvernements. Jean-Louis Konan et d’autres grands entrepreneurs africains composent eux aussi avec les réalités politiques et administratives de leurs pays. Pourquoi ce qui est considéré comme du pragmatisme économique ailleurs deviendrait-il automatiquement, en Guinée, une preuve de compromission ? Et pourquoi KPC?

C’est là que le malaise commence. La Guinée compte de nombreux entrepreneurs. Pourquoi certains discours semblent-ils vouloir faire de KPC l’incarnation de tous les problèmes du pays? Pourquoi cette volonté permanente de rechercher, dans chacun de ses actes, un élément permettant de construire une nouvelle polémique ?

Je suis jeune entrepreneur et Dieu seul sait combien, je cherche à travailler avec Mamadi DOUMBOUYA, le président actuel pour participer au développement de mon pays et à l’accroissement de mes entreprises. Je n’ai pas encore eu cette occasion, je la cherche avec une torche en mains. Mais quand j’entends ces idioties qu’un entrepreneur travaille avec tous les régimes, j’en rigole. Il doit être opposant ou activiste?

À force, cela donne l’impression que certains ne cherchent plus à comprendre. Ils cherchent à confirmer ce qu’ils ont déjà décidé de croire. Et c’est précisément là que le débat public devient dangereux. Depuis quelques jours, certaines publications et prétendues révélations circulent et alimentent cette dynamique. Les éléments présentés par Thomas Detrich, notamment, ont suscité de nombreuses réactions et interrogations. Mais au-delà du contenu de ces publications, une autre question mérite d’être posée : à qui profite cette mise en scène permanente autour d’une même personne ?

Politiciens haineux, activistes bidons ou leurs relais médiatiques, vous ne pouvez plus tromper personne, assumez-vous, ne vous cachez pas derrière un pseudo-journaliste, qui au lieu de parler des faits établis, parle d’hypothèses, d’insinuations etc…

À ceux qui, depuis quelque temps, semblent avoir trouvé en KPC leur nouveau sujet favori, je pose une question simple : Quel est exactement votre objectif ? Mais si votre véritable objectif est de trouver une personnalité économique sur laquelle concentrer vos frustrations politiques, vos rancœurs personnelles ou vos règlements de comptes, alors ayez au moins le courage de l’assumer. Ne vous cachez pas derrière de prétendues révélations. Défendre KPC contre ce que je considère comme un acharnement ne signifie pas supporter KPC, mais dire à chacun de faire son travail. Les politiciens faites votre politique, les activistes pareils, et les entrepreneurs n’ont pas à changer de métiers pour prouver leur indépendance, ils contribuent déjà au développement infrastructurel et économique de notre pays.

À ceux qui pensent que certains doivent se taire parce que leur parole dérange, je dis simplement : Respectons-nous. Nous nous connaissons dans le pays comme dans la diaspora, beaucoup savent comment les choses fonctionnent. Si certains ne digèrent pas la gouvernance du Président Mamadi DOUMBOUYA, le choix du peuple issu des élections. Qu’ils murmurent entre eux, mais de ne pas transformer ces ressentiments en campagne permanente contre un entrepreneur, qu’ils aient au moins l’honnêteté intellectuelle de l’assumer. Travailler avec les institutions, s’adapter aux réalités économiques et politiques de son propre pays. Mais cela ne fait pas non plus de lui le responsable automatique de tout ce qui ne va pas dans le pays. La Guinée compte des dizaines d’entrepreneurs importants.

Alors pourquoi vouloir absolument faire de KPC la cible permanente ? Pourquoi lui attribuer tout ? Pourquoi transformer chaque débat en procès de sa personne ?

Personne n’a peur de personne

Et personne ne doit croire que le silence des autres signifie nécessairement qu’ils ne voient rien. Nous voyons, nous entendons, nous observons. Alors, à ceux qui ont décidé de faire de KPC leur cible permanente, je dis : Arrêtez !

Cessez de faire de la haine une méthode de débat.

Et si certains pensent que personne ne doit répondre à leurs attaques, qu’ils se détrompent. À suivre

Par Paul KAMANO

Entrepreneur & Business Angel

Related Posts

1 of 515

Leave A Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *