New York, 23 septembre 2026 — En marge de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies, la question de la justice climatique s’est invitée au cœur des échanges scientifiques et juridiques à Columbia University, à New York.
À l’occasion d’un événement spécial du Sommet scientifique consacré au thème « The Future of Climate Litigation Worldwide and Best Practices for Brazil », Son Excellence Monsieur Mamadou Bhoye Baldé, diplomate scientifique et ambassadeur de la paix, a pris part à une rencontre réunissant universitaires, juristes, magistrats et experts internationaux.
Dans le cadre prestigieux de Columbia University, les participants ont confronté leurs expériences et leurs analyses autour d’un enjeu devenu mondial : comment le droit, la science et les institutions peuvent-ils contribuer à mieux protéger les populations face aux conséquences du changement climatique ?
Le droit face à l’urgence climatique
Les échanges ont notamment mis en lumière l’essor du contentieux climatique dans plusieurs régions du monde. Les juridictions sont de plus en plus amenées à examiner des questions liées à la protection des droits fondamentaux, à la responsabilité environnementale et aux obligations des États face aux changements climatiques.
La science occupe, dans ce processus, une place déterminante. Les travaux et données du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) ont notamment été évoqués comme des références essentielles pour mieux comprendre les risques climatiques, éclairer les décisions publiques et nourrir les procédures judiciaires.
Une place importante a également été accordée à l’expérience du Brésil, notamment aux décisions de sa Cour suprême concernant la protection de l’environnement, le financement climatique, la préservation de l’Amazonie et la lutte contre les incendies.
Les discussions ont permis d’aborder plusieurs questions complexes : le principe de due diligence, la responsabilité des États et des acteurs privés, la réparation des dommages environnementaux, mais aussi la manière dont les connaissances scientifiques peuvent être davantage intégrées dans les processus judiciaires.
De la décision de justice à l’action concrète
L’expérience de l’État de São Paulo a également retenu l’attention des participants. Elle illustre les possibilités d’articuler mécanismes judiciaires, restauration environnementale, conciliation et instruments de financement climatique afin que les décisions de justice puissent produire des effets tangibles sur le terrain.
Au-delà des aspects strictement juridiques, cette rencontre a ainsi permis de poser une question fondamentale : comment transformer les connaissances scientifiques et les décisions institutionnelles en actions concrètes au bénéfice des populations et des générations futures ?
Les échanges ont également ouvert une perspective multilatérale, avec les discussions engagées aux Nations Unies autour d’un éventuel instrument juridique international consacré à la réduction des risques de catastrophe et à la protection des populations.
La diplomatie scientifique au cœur des enjeux mondiaux
Pour l’Ambassadeur Mamadou Bhoye Baldé, cette rencontre dépasse largement le cadre d’un rendez-vous académique.
Elle illustre, selon lui, le rôle que peut jouer la diplomatie scientifique en créant des passerelles entre la connaissance scientifique, le droit, les institutions publiques et la diplomatie internationale.
« La science, le droit, la diplomatie et l’action publique doivent désormais avancer de manière beaucoup plus intégrée », souligne-t-il en substance à l’issue des échanges.
Cette approche revêt une importance particulière pour les pays africains, confrontés à des défis majeurs en matière de changement climatique, de résilience, de protection des ressources naturelles et de développement durable.
La Guinée entend prendre toute sa place dans le débat
De retour de cette rencontre, l’Ambassadeur Baldé estime que les pays africains, et notamment la République de Guinée, ont toute leur place dans les réflexions internationales consacrées à la justice climatique et à la protection des générations futures.
Pour lui, l’Afrique ne doit pas seulement être considérée comme un espace particulièrement exposé aux conséquences du changement climatique. Elle doit également être pleinement associée à la production des connaissances, aux débats juridiques et aux mécanismes internationaux destinés à construire les réponses de demain.
La rencontre de Columbia University aura ainsi constitué un espace privilégié de dialogue et de partage d’expériences, mais également une occasion de renforcer les liens entre science, droit, diplomatie et développement durable.
En remerciant les organisateurs, les professeurs, magistrats, chercheurs et experts ayant contribué à la qualité des échanges, l’Ambassadeur Mamadou Bhoye Baldé retient surtout la nécessité de poursuivre ces passerelles entre les différents domaines du savoir et de l’action publique.
Depuis New York, son message est clair : face aux défis climatiques, la connaissance doit rapprocher les peuples, éclairer les décisions et contribuer à construire un avenir plus résilient pour les générations présentes et futures.
Rédaction










