Présidentielle 2010, Alpha Condé, Ben Sékou Sylla et Tibou Kamara, le Général Sékouba Konaté fait des révélations

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Dans une interview exclusive accordée au patron du groupe Hadafo media, Lamine Guirassy, l’ancien président de la transition se prononce sur les non-dits des événements qui se sont déroulés en 2010.

Près de huit-ans maintenant qu’il avait quitté le pays après avoir remis les clés du palais Sekhoutoureya à Alpha Condé, le Général Sékouba Konaté ne double pas ses mots. Des élections présidentielle de 2010 aux différents acteurs, notamment Ben Sékou Sylla, Tibou Kamara et Alpha Condé lui-même, l’ancien ministre de la Défense dit tout.

Lisez quelques extraits de cet entretien exclusif !

Présidentielle de 2010 : « Les gens qui savaient la réalité, eux ils le savaient. Mais j’étais déjà au courant que c’était Cellou Dalein Diallo et Alpha Condé qui devaient aller au second tour. Mais néanmoins j’ai fait un mouvement en ville. Quand je suis arrivé, Ben Sékou est venu me dire Général, voilà il y a ça, il y a ça. Moi, j’ai dit que ça soit Sidya, Cellou ou Alpha ou bien que ça soit un autre, l’essentiel, ma mission était accomplie. Je devais partir. Entre temps le ministre Tibou est aussi venu. Ils se sont entendus. Ben Sékou a dit à Sidya, selon les renseignements reçus, qu’il peut ouvrir sa bouteille de champagne. Qu’il va pour le second tour. Il était donc question qu’il arrive à éliminer Alpha Condé en faveur de Sidya. Mais on a dit non, ça ne peut pas marcher. Il faut aller légalement et avec justice. La preuve est que dès qu’il (Ben Sékou) qu’il a fini de donner les résultats, il a pris son avion, pour nous laisser avec tous ces problèmes, ce fardeau sur la tête ».

S’agissant d’Alpha Condé, il ajoute : « Je suis déçu de lui (Alpha Condé). Complètement déçu. Il n’y a pas un guinéen qui n’est pas déçu de lui. Lui-même il sait personnellement ce qu’il a fait. Il faut voir un peu mon problème à partir du Maroc, du Tchad et éventuellement il a voulu m’envoyer au Congo. Mais il n’a qu’à faire doucement. Vouloir me mettre dans une prison dorée là-bas. Mais non. Il n’en est pas question ».

Pour le troisième mandat, il précise : « Je n’ai jamais soutenu un troisième mandat ou un référendum. Non ! Il faut lire l’article 27 de la constitution. C’est impossible de modifier la constitution. C’est écrit. C’est la jeune démocratie. Comment on peut encourager des trucs comme ça ? Nous-mêmes en tant que militaire, on est venu, on a organisé les élections, on est parti. Le peuple, personne n’acceptera. Ça sera impossible », indique t-il.

Rivieresdusud.info

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