Tchad : un officier ‘s’évade’ brièvement lors d’un procès

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Au Tchad, un officier de l’armée condamné à 5 ans de prison ferme pour coups et blessures volontaires mortels s’est brièvement évadé d’une salle d’audience.

Une action orchestrée essentiellement par des femmes armées, venues assister à l’audience.

Cela s’est passé pendant le délibéré de la sentence. Des faits extrêmement graves, selon l’ordre des avocats et jugés inadmissibles par le ministre de la justice garde des sceaux.

Abdoulaye Ahmat Haroun est un colonel de l’armée arrêté en août dernier pour une bagarre qui s’est soldé par la mort d’un mécanicien.

Le décès de l’artisan avait provoqué des troubles au marché champ de de fil dans le 5ème arrondissement de la capitale tchadienne, N’Djamena.

Condamné à 5 ans de prison ferme, le colonel quitte le box des accusés à l’annonce du verdict et rejoint sa famille.

Il est immédiatement embarqué dans un véhicule par ses proches vers une destination inconnue.

“Les femmes [qui l’ont extirpé] avaient des armes de guerre. Elles avaient des kalachnikov et des FAMAS sous le voile”, témoigne maître Max Louangar, présent lors des faits.

L’avocat estime que cela est inadmissible et consacre la configuration d’une justice à double vitesse.

L’ordre des avocats du Tchad contacté par BBC Afrique confirme qu’elle a décidé suspendre ses activités sur toute l’étendue du territoire jusqu’à nouvel ordre en protestation contre cet incident.

Le ministre de la justice du Tchad, Djimet Arabi qualifie cette “évasion” d’inadmissible et a précisé au correspondant de BBC Afrique au Tchad, Vincent Niébédé, que “des jeunes et des femmes ont simulé une bagarre” pour faciliter l’évasion.

Il a ajouté que la police a finalement repris le colonel “avec cinq complices, cachés dans une maison”.

C’était la deuxième fois que le colonel Abdoulaye Ahmat Haroun tentait d’échapper à la justice.

Le 9 août, alors qu’il était en détention, il a réussi à monter à bord d’un avion à destination de l’Égypte.

Les procureurs ont ordonné à l’avion de retourner à N’Djamena, où il était arrêté à l’atterrissage.

La question que de nombreuses personnes se posent est justement de savoir comment des personnes équipées d’arme de guerre ont pu avoir accès à la salle d’audience malgré le dispositif de sécurité du palais de justice.

Bbcafrique.com

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