Tribune : Où va la Guinée quand la question de troisième mandat divise l’opinion publique? S’interroge Yamoussa Cheick Camara, journaliste

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Est-ce une folie ou un défi, cette question de troisième mandat ? Allons-nous tous périr en la rejetant ? Ou nous allons tous réussir en l’acceptant? Voilà entre autres des questions qui occupent aujourd’hui les esprits en Guinée.

Combien de jeunes guinéens sont tombés à la fleur de l’âge sous les coups sanglants de balles réelles, tirées de je ne sais qui lors des manifestations contre cette « maudite question »?  L’on se rappelle encore dans un passé récent, du jeune Alhassane Barry, élève de la 10e année et candidat au BCPC, tiré à bout portant par les forces de l’ordre,  selon les témoignages de son homonyme, alors qu’il revenait de l’école. Combien d’Alhassane Barry, de Bourama, de Mamady et de Zézé,  vont-ils encore tomber pour des intérêts purement et simplement égoïstes de nos dirigeants corrompus, hommes politiques non avertis et opposants en manque de stratégie ? C’est pourquoi notre inquiétude ne cesse jamais de grandir. Et nous nous demandons toujours où va la Guinée, notre cher pays quand la question du troisième mandat divise et la classe politique, et la société civile et même l’armée ?

La même question mérite tout son pesant d’or lorsque ceux qui sont dans les affaires ne veulent pas du tout lâcher prise.  Ces promoteurs de ”Koudaïsme” qui estiment que seul un vieillard de près de 100 ans est l’ultime solution pour le changement de notre pays. Après avoir changé de force la constitution du mai 2010 et installé leur assemblée nationale « monocolore », ces dinosaures choisissent encore Alpha Condé comme candidat idéal pour la future présidentielle en Guinée. La coalition démocratique pour le changement dans la continuité (CODECC), en abrégé en est une parfaite illustration.

Nous avons entendu un actuel ministre d’Etat à la présidence dire je cite : « Alpha Condé doit finir les projets qu’il a commencé ».  Ce qui ne passe pas chez les membres du FNDC qui tiennent mordicus que ce dernier doit coûte  que coûte partir après « dix années de promesses non réalisées, de violations des droits de l’homme, de la restriction des libertés fondamentales, de la banalisation de la loi sur la liberté de la presse ».  Et cela « au prix de leurs vies ». Allah Akbar !

Au regard de tout ce qui précède, l’on se demande encore et encore où va la Guinée quand la question de troisième mandat divise l’opinion publique ?

L’avenir nous édifiera!

Yamoussa cheick Camara, journaliste

 

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