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mercredi, novembre 4, 2026
CULTURE

UNESCO : 80 ans après, la paix pour tous reste-t-elle encore un idéal à atteindre ?

À l’occasion du 80ᵉ anniversaire de l’entrée en vigueur de la Constitution de l’UNESCO, l’Ambassadeur Mamadou Bhoye BALDÉ, diplomate scientifique, plaide pour une nouvelle dynamique de coopération internationale fondée sur la diplomatie scientifique, le respect mutuel et le partenariat gagnant-gagnant.

Quatre-vingts ans après sa création, l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) continue de porter une ambition universelle : contribuer à bâtir un monde où la paix se construit d’abord dans l’esprit des femmes et des hommes.

Née dans le contexte de l’après-Seconde Guerre mondiale, l’UNESCO repose sur une conviction profonde : la paix ne se décrète pas et ne peut reposer uniquement sur les accords politiques ou les négociations diplomatiques. Elle se construit aussi grâce à l’éducation, à la science, à la culture, au dialogue entre les peuples et au respect de la dignité humaine.

Mais, huit décennies après l’entrée en vigueur de sa Constitution, une question demeure : la paix est-elle aujourd’hui une réalité accessible à tous ou reste-t-elle encore un idéal à poursuivre ?

Les conflits qui persistent dans plusieurs régions du monde, les inégalités d’accès à l’éducation, les disparités technologiques et les difficultés de coopération entre les nations montrent que le chemin reste long. Ils rappellent également la nécessité de repenser certaines pratiques et d’explorer de nouvelles approches pour faire de la paix une réalité plus concrète et plus inclusive.

La diplomatie scientifique, une nouvelle voie à explorer

Face à ces défis, l’Ambassadeur Mamadou Bhoye BALDÉ, diplomate scientifique, appelle à accorder une place plus importante à la diplomatie scientifique dans les relations internationales.

Pour lui, la science ne doit pas seulement être considérée comme un domaine de recherche ou de progrès technologique. Elle peut également devenir un puissant instrument de rapprochement entre les peuples, de dialogue entre les nations et de construction de la confiance.

Cette approche consiste à mettre davantage les connaissances scientifiques, l’éducation, l’innovation et le partage des compétences au service de la coopération internationale.

Elle pourrait notamment favoriser de nouvelles passerelles entre les universités, les centres de recherche, les institutions internationales, les décideurs publics et les jeunes générations.

L’Afrique, qui dispose d’un potentiel scientifique et humain considérable, devrait pleinement prendre part à cette dynamique. Ses chercheurs, ses étudiants, ses innovateurs et ses institutions éducatives ont des compétences et des expériences qui méritent d’être davantage valorisées dans les échanges internationaux.

Il ne s’agit pas de remettre en question les acquis des organisations internationales, mais plutôt de les enrichir par des initiatives nouvelles, concrètes et mieux adaptées aux réalités de notre époque.

Pour une coopération fondée sur le respect et le principe gagnant-gagnant

Pour l’Ambassadeur Mamadou Bhoye BALDÉ, la paix ne saurait être le privilège de quelques nations. Elle constitue une aspiration universelle et doit pouvoir bénéficier à tous les peuples, quels que soient leur niveau de développement ou leur position sur la scène internationale.

Une coopération durable suppose donc des relations équilibrées, fondées sur le respect mutuel, l’équité, la confiance et le partage des opportunités.

C’est dans cet esprit qu’il défend le principe d’une coopération gagnant-gagnant, dans laquelle chaque partenaire apporte sa contribution, partage son expérience, développe ses compétences et bénéficie des résultats obtenus.

Cette vision invite notamment les partenaires internationaux à dépasser les relations de coopération traditionnelles pour construire des partenariats plus équilibrés, dans lesquels les pays en développement ne sont pas seulement des bénéficiaires, mais aussi des acteurs à part entière de l’innovation et du progrès.

La jeunesse africaine, les talents scientifiques émergents et les institutions universitaires du continent doivent, à cet égard, trouver une place plus importante dans les grandes initiatives internationales.

Un anniversaire qui invite à renouveler l’engagement pour la paix

Le 80ᵉ anniversaire de l’UNESCO ne devrait pas être uniquement un moment de commémoration. Il constitue également une occasion de réfléchir à l’avenir du multilatéralisme et aux moyens de renforcer la coopération entre les peuples.

L’Ambassadeur Mamadou Bhoye BALDÉ invite ainsi les acteurs internationaux à renouveler leur engagement en faveur d’une paix plus inclusive, plus équitable et davantage ancrée dans les réalités quotidiennes des populations.

Il estime que les défis actuels exigent de nouvelles formes de dialogue, une meilleure valorisation des connaissances et une volonté commune d’expérimenter des solutions innovantes.

Son message se résume en un appel à l’action :

« Il est temps de changer d’approche et d’expérimenter la diplomatie scientifique, à travers une coopération gagnant-gagnant fondée sur le respect mutuel. La paix doit être une ambition partagée et une réalité accessible à tous. »

Faire de la science et de l’éducation des leviers de paix

Quatre-vingts ans après l’entrée en vigueur de sa Constitution, l’UNESCO demeure porteuse d’un idéal qui conserve toute son actualité : construire la paix par l’éducation, la science et la culture.

Mais cet idéal appelle aujourd’hui un engagement renouvelé. Il ne suffit plus de proclamer la nécessité de la paix ; il faut aussi multiplier les initiatives permettant de la construire concrètement, notamment à travers le partage des connaissances, la coopération scientifique et le respect des aspirations de chaque peuple.

La diplomatie scientifique, telle que la défend l’Ambassadeur Mamadou Bhoye BALDÉ, ouvre ainsi une piste de réflexion et d’action : faire de la science non seulement un moteur de développement, mais aussi un langage commun capable de rapprocher les nations.

Car, au-delà des frontières et des différences, une conviction demeure : la paix ne sera véritablement universelle que lorsqu’elle sera pensée, construite et partagée par tous.

Par Ambassadeur Mamadou Bhoye BALDÉ, Diplomate scientifique

Pour la paix, la science, l’éducation et la coopération internationale.

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