Le gouverneur de l’une des régions les plus touchées par les attaques de Boko Haram a déclaré que l’armée nigériane aurait besoin de plus d’effectifs pour neutraliser les militants de Boko Haram.

Le gouverneur de l’Etat de Borno au Nigeria, Babagana Zulum, a déclaré que le pays avait besoin de 100 000 soldats supplémentaires, ajoutant que la moitié de ce nombre devrait être recrutée dans son Etat.

  1. Zulum a demandé au président de la commission de la défense de la Chambre des représentants, Babajimi Benson, de conseiller au président de discuter du recrutement massif de soldats.

Le gouverneur a également déclaré le 24 février journée de jeûne et de prière pour le « rétablissement de la paix » dans l’État.

La semaine dernière, les habitants de l’État de Borno ont hué le président Muhammadu Buhari lors de sa visite pour présenter ses condoléances aux familles des 30 personnes qui ont été brûlées dans leur sommeil par des militants islamistes.

Le président a reproché aux dirigeants de Borno de ne pas coopérer avec l’armée pour mettre fin aux attaques.

Créé vers 2002 en tant qu’organisation « non violente », dans le but de purifier l’islam dans le nord du Nigeria, Boko Haram s’est lentement radicalisé. Il a ensuite adopté des tactiques militaires pour poursuivre ses objectifs.

Il a été actif non seulement au Nigeria, mais aussi dans les pays voisins, le Tchad, le Niger et le Cameroun.

Des dizaines de milliers de civils ont été tués, et plus de deux millions de personnes ont été déplacées au cours de la dernière décennie, à cause de Boko Haram.

Le groupe s’est rendu célèbre avec les enlèvements menés dans les établissements scolaires. Il a attiré l’attention des médias du monde entier en 2014, lorsque ses combattants ont enlevé près de 300 filles dans un lycée de la ville de Chibok, à Borno, l’État où il est le plus actif.

Selon l’Institute for Economics and Peace, basé à Sydney, en Australie, Boko Haram a été le groupe terroriste le plus meurtrier du monde en 2015. Ses militants restent actifs dans la région et défient les tentatives de l’armée nigériane visant à mettre fin à l’insurrection.

En 2018, plus de 100 écolières ont été enlevées dans la ville de Dapchi, située dans le nord du pays. La plupart d’entre elles ont été ensuite libérées.

Bbcafrique.com

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