Conakry a accueilli, du 17 au 18 avril 2026, la deuxième édition du Salon international des mines et carrières de Guinée (SIMICG). Placé sous le thème « Simandou 2040 : vers une puissance minière africaine ? », l’événement est une initiative du think tank COPE Guinée.
Cette rencontre a réuni plusieurs acteurs du secteur minier, des décideurs publics ainsi que des experts venus échanger autour des enjeux liés à l’exploitation des ressources minières en Guinée.
Parmi les intervenants, Me Fodé Mourana Soumah, avocat au barreau de Guinée et ancien directeur général de la SOGUIPA, a mis un accent particulier sur la nécessité de valoriser le contenu local.
Selon lui, le contenu local constitue un levier essentiel de développement économique. « C’est un concept catalyseur du développement, dans la mesure où il permet aux entreprises guinéennes de tirer profit des richesses nationales. Conformément à la législation en vigueur, ces entreprises peuvent bénéficier d’une priorité lorsqu’il existe une égalité relative de compétences techniques avec des structures étrangères sur un projet donné », a-t-il expliqué.
Me Soumah a également souligné que cette approche favorise une meilleure intégration des entreprises locales dans les projets miniers, notamment à travers leur participation aux marchés publics aux côtés des partenaires étrangers.
Abordant les impacts concrets de cette politique, il a indiqué que la promotion du contenu local contribue significativement à la création d’emplois. « Lorsque les entreprises guinéennes accèdent à des marchés et à des commandes publiques, cela entraîne un besoin accru de main-d’œuvre pour leur exécution. Ce mécanisme favorise la création d’emplois, renforce les capacités des entreprises locales et stimule leur engagement dans le développement économique du pays », a-t-il affirmé.
À travers ces échanges, le SIMICG 2026 confirme son rôle de plateforme de réflexion stratégique sur l’avenir du secteur minier guinéen, en mettant en lumière des initiatives susceptibles de renforcer l’impact économique et social des ressources naturelles du pays.
Aboubacar M’mah Camara










