À l’approche des élections législatives et communales couplées du 31 mai 2026, la polémique enfle autour du processus de validation des candidatures. Pour répondre aux critiques formulées par certains acteurs politiques, la Directrice Générale des Élections (DGE), Djenab Touré, a animé une conférence de presse ce vendredi 30 avril au siège de l’institution, en présence de son adjoint et du conseiller juridique.
Face aux accusations d’irrégularités portées notamment par le FRONDEG d’Abdoulaye Héro Baldé et le Bloc Libéral, la patronne de la DGE a tenu à clarifier les règles encadrant la réception et la validation des dossiers de candidature. Selon elle, les dysfonctionnements évoqués résultent du non-respect des dispositions du Code électoral par les partis concernés.
S’appuyant sur le cas du Bloc Libéral, Djenab Touré a brandi une correspondance adressée à son institution pour étayer ses propos. Elle a rappelé que la date limite de dépôt des candidatures était fixée au 3 avril à minuit, tandis que le paiement de la caution devait intervenir au plus tard le 9 avril. Or, affirme-t-elle, le Bloc Libéral ne s’est pas acquitté de cette obligation dans les délais impartis. « Sans caution, la liste est d’office rejetée », a-t-elle martelé, invitant l’opinion publique à juger du respect des règles en vigueur.
La Directrice Générale des Élections a également évoqué la situation interne du Bloc Libéral. Elle a indiqué que Faya Millimono ne serait plus habilité à s’exprimer au nom du parti, à la suite d’un congrès ayant entériné un changement de direction. Selon elle, la conduite du parti revient désormais à Oumar Sanoh, comme en attesterait un procès-verbal en sa possession.
À travers cette sortie médiatique, la DGE entend rassurer l’opinion nationale et internationale sur la transparence du processus électoral, tout en appelant les acteurs politiques au strict respect des textes en vigueur.
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